Candidature de la Guinée à la CAN : « Ses chances dépendent de la pertinence du dossier »

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Quelques jours après le dépôt de la candidature de la Guinée pour l’organisation des éditions 2032 ou 2036 de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), le consultant sportif guinéen Thierno Saïdou Diakité a livré son analyse sur cette ambition des autorités.

Dans une interview accordée à Guinée360, le spécialiste estime que les chances de la Guinée dépendront avant tout de la qualité du dossier présenté à la Confédération africaine de football (CAF).

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Thierno Saïdou Diakité rappelle que la Guinée avait déjà été désignée pour accueillir la CAN 2023, avant que l’édition ne soit finalement décalée à 2025 en raison du glissement du calendrier. Cette organisation lui a ensuite été retirée au profit du Maroc. « Malheureusement, cette édition nous a été retirée au profit du Royaume chérifien qui a organisé cette phase finale », regrette-t-il.

Selon lui, une nouvelle candidature représente une opportunité pour la Guinée de renouer avec la confiance de l’instance africaine et de la jeunesse sportive du pays. « À mon avis, c’est une très bonne chose parce qu’il faut qu’on se rachète vis-à-vis de la CAF qui nous a fait confiance à l’époque pour nous attribuer l’édition de 2025, il faut qu’on se rachète vis-à-vis de la jeunesse sportive de Guinée », explique-t-il.

Alors que la Guinée ne dispose pour le moment que d’un stade homologué à titre temporaire, le stade du 28-Septembre, Thierno Saïdou Diakité rappelle que le processus d’attribution d’une CAN se déroule en plusieurs étapes. « Il y a d’abord le pays qui manifeste son intention d’organiser. Il y a un courrier qui est adressé à la CAF et une fois que cette candidature est acceptée, on va nous envoyer le cahier des charges de la compétition. Donc il y a toute une procédure à suivre. Nous sommes à la première étape, la phase d’intention », précise-t-il.

La Guinée devra également faire face à une concurrence importante. Le Sénégal a déjà annoncé sa candidature, tandis que les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger, envisagent une candidature commune pour l’édition 2032.

Pour le consultant sportif, la décision finale dépendra principalement de la capacité de la Guinée à convaincre les dirigeants de la CAF. « Les chances de la gagner dépendent de la pertinence du dossier qu’on va présenter au Comité exécutif de la CAF. Il faut pouvoir les convaincre pour obtenir l’organisation en 2032 ou 2036 », souligne-t-il.

Au-delà de la candidature, Thierno Saïdou Diakité insiste sur les nombreux défis auxquels la Guinée devra répondre pour satisfaire aux exigences de la CAF.

Il cite notamment les infrastructures sportives, les terrains d’entraînement, les capacités hôtelières, les moyens de transport, les aéroports, la sécurité, les structures sanitaires et les moyens techniques nécessaires à la retransmission des matchs. « La CAF va envoyer à tous les postulants un cahier des charges. Ce cahier de charges comporte certaines contraintes, à savoir le nombre de stades de compétition, le nombre de stades d’entraînement, les réceptifs hôteliers, les voies de communication, les aéroports », explique-t-il.

Selon lui, la Guinée devra également prendre en compte les exigences liées aux déplacements des équipes et des officiels. « Selon les normes de la CAF, lorsque deux sites de compétition sont distants de plus de 200 kilomètres, la délégation sportive et les officiels doivent voyager par avion. Il y a des aéroports à construire, il y a le signal satellite, il y a la sécurité, il y a les formations sanitaires, c’est-à-dire les hôpitaux de référence », détaille-t-il.

Pour Thierno Saïdou Diakité, la candidature guinéenne constitue donc une ambition importante, mais sa réussite dépendra de la capacité du pays à présenter un projet solide et conforme aux standards internationaux.