L’épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo continue de progresser en République démocratique du Congo (RDC). Face aux difficultés d’accès aux populations touchées, liées notamment à l’insécurité dans plusieurs zones, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle à une « trêve humanitaire » d’au moins six mois afin de permettre aux équipes médicales d’intervenir en toute sécurité.
Selon l’OMS, l’accès aux communautés constitue désormais « le principal obstacle à la riposte ». L’organisation appelle ainsi « toutes les parties à garantir une trêve humanitaire d’au moins six mois afin que les équipes médicales puissent intervenir en toute sécurité et sans entrave auprès des communautés touchées ».
« Lorsque nous parvenons à atteindre les populations, nous stoppons la transmission. Lorsque nous ne le pouvons pas, le virus continue de se propager », a déclaré le Dr Mohamed Yakub Janabi, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique.
Au 21 août 2026, la RDC avait enregistré 5 514 cas confirmés et 2 642 décès dans 57 zones de santé. L’épidémie est désormais considérée comme la deuxième plus importante jamais enregistrée.
L’OMS s’inquiète également de la situation des professionnels de santé. Au 20 août, 158 agents de santé avaient été infectés par le virus, dont 45 étaient décédés.
Face à l’ampleur de la situation, l’OMS et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) appellent à un renforcement rapide des opérations de riposte. « Ces efforts doivent encore changer d’échelle. Nous devons multiplier par deux ou trois les capacités actuelles de la riposte, dans l’ensemble de ses composantes », souligne l’organisation.
L’OMS demande également de faciliter l’arrivée des équipes médicales internationales, l’acheminement du matériel ainsi que le suivi des personnes ayant été en contact avec des patients infectés.
Pour l’organisation, la priorité est désormais claire : atteindre les communautés touchées, protéger les agents de santé et interrompre les chaînes de transmission avant que l’épidémie ne s’étende davantage.

