CRIEF : Kassory Fofana acquitté du détournement, condamné pour enrichissement illicite

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La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu son arrêt, ce jeudi 2 juillet 2026, dans l’affaire impliquant l’ancien Premier ministre guinéen, Dr Ibrahima Kassory Fofana.

Poursuivi depuis 2022 par le parquet spécial près la CRIEF pour détournement de deniers publics, enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, sur des faits portant sur un montant estimé à 15 milliards de francs guinéens, l’ancien chef du gouvernement, actuellement hospitalisé à la Clinique Pasteur de Conakry, a été fixé sur son sort par la juridiction d’appel.

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À la lecture de l’arrêt, le président de la Chambre des appels, le juge Daye Mara, a déclaré Ibrahima Kassory Fofana non coupable des faits de détournement de deniers publics. En revanche, la Cour l’a reconnu coupable d’enrichissement illicite et l’a condamné à une peine de trois ans et neuf mois d’emprisonnement.

Sur le volet civil, la juridiction a également condamné l’ancien Premier ministre au paiement de trois milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts au profit de l’État guinéen.

Au cours des audiences en appel, le parquet spécial avait requis la confirmation intégrale du jugement rendu en première instance.

Pour mémoire, la Chambre de jugement avait condamné Ibrahima Kassory Fofana à cinq ans de prison, assortis d’une amende de deux milliards de francs guinéens. Elle avait également ordonné la confiscation des avoirs détenus sur ses comptes bancaires domiciliés à VistaGui au profit de l’État.

Le ministère public avait, en outre, sollicité sa condamnation au paiement de 15 milliards de francs guinéens en réparation du préjudice financier présumé, ainsi que de trois milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

Par cet arrêt, la Chambre des appels réforme partiellement la décision de première instance. Si elle écarte l’infraction de détournement de deniers publics, elle confirme en revanche la culpabilité de l’ancien Premier ministre pour enrichissement illicite, tout en réduisant la peine d’emprisonnement de cinq ans à trois ans et neuf mois.

Cette décision constitue une nouvelle étape dans l’un des dossiers judiciaires les plus emblématiques traités par la CRIEF depuis sa création, et pourrait marquer un tournant dans cette procédure judiciaire.