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Réforme de l’administration : Bano Barry appelle le président à mettre fin aux « républiques séparées » au sein des ministères

Par Amadou Dioulde Diallo
25 janvier 2026 à 09:17
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En prélude à la formation d’un nouveau gouvernement, consécutive à la démission de l’équipe dirigée par Bah Oury, l’ancien ministre de l’Éducation nationale, Pr Alpha Amadou Bano Barry, a formulé plusieurs recommandations à l’endroit du président de la République, Mamadi Doumbouya.

L’enseignant-chercheur plaide pour la mise en place d’un gouvernement axé sur les résultats, fondé sur des profils compétents et une réforme en profondeur de l’administration publique.

Alors que la composition du prochain exécutif se fait toujours attendre, quelques jours après le départ du gouvernement Pr Alpha Amadou Bano Barry, appelle le président Mamadi Doumbouya à engager une réforme en profondeur de l’administration publique, fondée sur des profils compétents, le décloisonnement des ministères et la valorisation du capital humain.

“Vous avez des ministères qui sont créés et qui sont des anciennes directions à l’intérieur d’un ministère qui elles-mêmes vont se multiplier, en créant des directions. En fin de compte, on se marche sur les pieds. Et la réforme au niveau de l’administration publique devrait conduire à la fois à déterminer et appliquer les textes de loi qui existent, à savoir le nombre de sections à l’intérieur d’une division, le nombre de personnes par section, le nombre de sections dans une division, le nombre de divisions à l’intérieur d’une direction nationale et l’élaboration de fiches de poste à la fois pour le recrutement mais aussi pour le travail”, a-t-il déclaré dans un premier temps.

Pour lui, la meilleure performance d’une équipe gouvernementale repose sur la capacité des personnes choisies. “L’administration publique, ce sont les femmes et les hommes qui pensent, mettent en œuvre, supervisent, contrôlent, sanctionnent, accompagnent tous les investissements. Vous avez remarqué quand il y a eu crise financière en Europe, lorsque les banques étaient en faillite, qui a pris en charge et accompagné ? C’est l’administration. L’administration, contrairement à ce que les gens disent, le secteur privé n’est performant dans un pays que lorsque l’administration, par rapport à la performance de l’administration publique. Si l’administration est performante, le secteur privé est obligé d’être performant parce que le contrôle, la supervision et tout le reste provient de l’administration publique”, a-t-il expliqué.

Selon Bano Barry, la priorité du président pendant ce premier mandat doit être la réforme de l’administration publique, notamment tout ce qui est lié au capital humain. “Ce n’est pas le sol ou le sous-sol qui enrichit un pays. Ce sont les femmes et les hommes et leur capacité à transformer la nature en richesse nationale. Et ce capital humain, il est composé de trois composantes. Premièrement, il y a le capital humain au niveau du système éducatif, il y a le capital humain de ceux qui ont déjà été formés et qui sont sur le marché du travail et puis, il y a le capital humain de tout ce que l’on appelle le NEET, ni à l’école, ni en emploi, ni en formation”.

S’agissant de la configuration des cadres de certains départements ministériels, le sociologue déplore qu’une catégorie de personnes soit réservée à une catégorie de personnes formée dans le système universitaire. “Alors qu’au ministère des Mines, vous avez autant besoin d’économistes, de financiers, de juristes. Vous avez besoin de sociologues. Vous avez besoin de plusieurs spécialités pour pouvoir penser l’action minière. L’ingénieur minier, l’ingénieur géologue, je ne dis pas qu’il ne doit pas y avoir au ministère. Là où il doit être, c’est dans l’exploration terrestre. C’est le terrain. Pas au niveau du bureau. Vous partez au ministère de la Santé. Dans les conditions normales, vous avez besoin de comptables, vous avez besoin de juristes, vous avez besoin de toutes les spécialités. Parce que la santé n’est pas simplement une question médicale. La question médicale, c’est lorsque la personne est tombée malade. Mais on peut faire en sorte que la personne ne tombe pas malade. Ça coûterait moins cher pour la société que les personnes ne tombent pas malades, plutôt que les gens soient soignés dans un hôpital. Donc, c’est cette logique de réflexion qui décloisonne, qui transforme, qui enlève à chaque ministère le principe de dire que c’est comme un renégat séparé”, a-t-il martelé, invitant personnellement le président Mamadi Doumbouya à transformer les ministères.

“Donc, cette réflexion, Monsieur le Président, il faut transformer les ministères, non pas à des républiques séparées, mais en des républiques qui travaillent ensemble. Où il n’y a pas de chasse gardée, où chaque spécialité n’est pas à l’intérieur du ministère. Ensuite, il faut naturellement déterminer le profil pour chacun des postes. Le premier poste dans l’administration publique, c’est quoi ? Chargé d’études. Tout le monde est chargé d’études. Quand vous dépensez chargé d’études, vous êtes chef de section. Après ça, vous êtes chef de division. Après être chef de division, vous êtes directeur national. En réalité, vous n’avez que ça. Vous n’avez rien d’autre”.

Pour Bano Barry, la Guinée a raté la réforme de son administration depuis son accession à l’indépendance. “Ce que je dis, c’est qu’on a raté la réforme de l’administration publique en 1985. La première réforme a coûté beaucoup d’argent. Je pense, je le dis sincèrement, je crois qu’il faut corriger cela en réformant l’administration publique. Pour qu’elle cesse d’être une administration qui attend. C’est là. pour manger, pour devenir une administration de développement. Celle qui pense, celle qui accompagne, celle qui crée les conditions pour que les gens puissent travailler, parce que ce n’est pas à elle de travailler. Mais c’est à elle de rendre le travail plus facile, pour que les gens puissent investir en Guinée”, a-t-il conclu.

Pour l’ancien ministre, l’enjeu dépasse la simple recomposition gouvernementale. Il s’agit, selon lui, de rompre avec un modèle administratif jugé inefficace, afin de bâtir une administration moderne, orientée vers la performance et le développement.

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