À un mois de la tenue du championnat national de sambo, couplé à la Coupe nationale, la Fédération guinéenne de sambo (FGS) a fait le point sur les préparatifs de cette compétition. Les responsables de la discipline étaient face à la presse ce samedi 29 août 2026.
Prévue à la fin du mois de septembre à Mamou, cette compétition sera dotée du trophée du président Mamadi Doumbouya. Pour le président de la Fédération guinéenne de sambo, Amadou Sadigou Bah, ce rendez-vous constitue une étape importante dans le développement de la discipline en Guinée.
« Ce rendez-vous sportif constitue une étape importante dans la vie de notre fédération et dans notre ambition de faire du sambo une discipline plus forte, structurée et accessible à la jeunesse guinéenne », a-t-il déclaré.
Selon lui, il s’agira d’une première pour la fédération, qui entend organiser sous ce format un championnat national couplé à une Coupe nationale. Une expérience que les responsables de la discipline abordent avec sérénité, notamment grâce à l’organisation réussie des championnats d’Afrique de sambo en 2025 en Guinée.
« Cette expérience constitue pour nous un véritable acquis », a souligné Amadou Sadigou Bah, qui assure que plusieurs commissions ont été mises en place pour anticiper les différents aspects liés à l’organisation, notamment l’accueil des délégations, la logistique, l’hébergement, la sécurité et le volet technique.
Plus de 11 pays attendus
Une visite technique a déjà été effectuée à Mamou. Le site devant accueillir les compétitions ainsi que les établissements hôteliers destinés aux invités et aux délégations ont été identifiés.
La compétition devrait également réunir plusieurs pays étrangers. « Nous aurons plus de 11 pays qui viendront », a annoncé le président de la Fédération guinéenne de sambo.
Les autorités locales de Mamou ont, elles aussi, été informées et auraient exprimé leur disponibilité à accompagner l’organisation. La fédération souhaite désormais que cette mobilisation se traduise par une implication plus large des acteurs locaux.
En prélude au championnat, un stage de formation destiné notamment aux entraîneurs et arbitres sera organisé. La Guinée, qui assure la responsabilité de la zone 2 du sambo, souhaite profiter de cette occasion pour préparer les prochaines échéances sous-régionales. « Nous avons invité tous les pays à venir avec leurs entraîneurs et arbitres pour préparer l’année prochaine l’organisation de la zone 2 », a expliqué Amadou Sadigou Bah.
Cette formation devra permettre de renforcer les compétences des différents acteurs, mais aussi d’harmoniser les pratiques. Une attention particulière sera accordée aux officiels guinéens, avec l’ambition de disposer à terme d’arbitres capables d’évoluer sur les compétitions internationales.
Président de la zone ouest-africaine de sambo, Amadou Sadigou Bah entend également donner à ce stage une dimension sous-régionale. « Il ne s’agit donc pas seulement de préparer une compétition, il s’agit de préparer l’avenir du sambo », a-t-il insisté.
Le choix de Mamou répond, selon la fédération, à une volonté de décentraliser davantage la pratique du sambo et de rapprocher la discipline des jeunes basés à l’intérieur du pays.
Le président de la FGS cite notamment l’exemple de Ramatoulaye Sylla, medaillée de bronze (championnat du monde) et Fatoumata Camara, médaillée d’or (championnat d’Afrique. « Organiser une compétition à Mamou permettra de susciter davantage d’intérêt pour la discipline, de mobiliser les jeunes, d’identifier de nouveaux talents et de donner aux athlètes venus de différentes régions l’occasion de s’exprimer sur une même plateforme », a-t-il expliqué.
Plusieurs clubs et athlètes venus de différentes régions du pays sont ainsi attendus. Pour la fédération, l’objectif est de faire de cette compétition un véritable rendez-vous de la jeunesse autour des valeurs du sport, notamment la discipline, le respect, le courage, le dépassement de soi et l’excellence.
La compétition devrait également accueillir plusieurs responsables et experts du sambo. Pour la Fédération guinéenne de sambo, leur présence constitue une marque d’intérêt pour la dynamique engagée en Guinée et une occasion de renforcer le positionnement du pays dans la sous-région.
Après l’organisation des championnats d’Afrique en 2025, saluée par les responsables de la discipline, Amadou Sadigou Bah estime que la Guinée doit désormais consolider cette réputation. « Cette responsabilité nous impose de ne négliger aucun détail », a-t-il déclaré.
À l’approche de cette échéance, la Fédération guinéenne de sambo sollicite également l’appui des pouvoirs publics, des autorités locales et des partenaires privés. « La fédération fait sa part. Nos commissions travaillent avec détermination, nos athlètes se préparent, nos partenaires techniques sont mobilisés. Mais pour rester pleinement sur les rails, nous avons besoin de l’accompagnement de tous », a lancé le président de la FGS.
Il a notamment appelé le gouvernement à poursuivre son soutien au sambo, mais aussi les entreprises et sponsors à s’associer à l’événement. « Investir dans le sport, c’est investir dans la jeunesse, investir dans la jeunesse, c’est investir dans l’avenir de notre chère patrie, la Guinée », a-t-il soutenu.
Amadou Sadigou Bah a par ailleurs salué l’accompagnement du ministre en charge des Sports et du Comité national olympique et sportif guinéen, ainsi que celui de l’ensemble des acteurs institutionnels qui accompagnent les fédérations sportives.
Pour le président de la Fédération guinéenne de sambo, le championnat national et la Coupe nationale de Mamou doivent ainsi aller au-delà du simple cadre sportif et démontrer la capacité organisationnelle de la Guinée.
« Le Sambo guinéen a grandi, il est structuré, il est aujourd’hui une référence. Nous entendons continuer à porter cette ambition avec responsabilité et détermination », a-t-il conclu.

