Le ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Ibrahima Sory 2 Tounkara, affiche la volonté des autorités judiciaires de renforcer la lutte contre le trafic de drogue en Guinée. Face à un phénomène qui, selon lui, menace particulièrement la jeunesse, le garde des Sceaux assure que la justice entend s’attaquer à l’ensemble de la chaîne du trafic.
Lors d’une cérémonie d’incinération de substances saisies par les services de sécurité, le ministre a prévenu que les poursuites ne se limiteront pas aux acteurs présents sur le terrain. « La justice ne s’arrêtera pas aux transporteurs et aux vendeurs de rue », a-t-il déclaré, avant de préciser la cible prioritaire des autorités judiciaires.
« Ce que nous recherchons, ce sont les commanditaires, les financiers, les circuits d’argent qui rendent ce trafic possible », a expliqué Ibrahima Sory II Tounkara.
Le ministre a également mis en garde contre les infractions qui peuvent accompagner le trafic de stupéfiants, notamment la corruption et le blanchiment de capitaux. « Le trafic de drogue n’est jamais un délit isolé. Il s’accompagne de blanchiments, de corruptions, parfois de violences. Ils s’attaquent à nos jeunes et ils s’attaquent à l’autorité de l’État », a-t-il souligné.
Face à cette situation, le garde des Sceaux appelle à une réponse judiciaire qui couvre l’ensemble de la chaîne, depuis la saisie des produits jusqu’au traitement des avoirs issus des activités criminelles. « La réponse judiciaire doit donc être ferme, mais elle doit surtout être complète, de la saisie jusqu’au jugement et jusqu’à la confiscation des avoirs », a conclu le ministre.

