Sékou Ibrahima Soumah : « La CRIEF n’est pas là pour s’enrichir»

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Présidant la cérémonie de passation de service entre le président sortant de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Francis Kova Zoumanigui, et son entrant Mamadou Saliou Diakité, l’Inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Sékou Ibrahima Soumah, a rappelé les missions fondamentales de cette juridiction spécialisée.

Dans son allocution, il a insisté sur la nécessité de faire de la moralisation des finances publiques une priorité, conformément aux objectifs ayant motivé la création de la CRIEF. « Nous savons tous la raison de la création de cette institution, de cette cour : c’est la moralisation des finances publiques », a-t-il déclaré, soulignant que la richesse du pays doit profiter à l’ensemble de la population guinéenne.

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« C’est vrai que notre pays est très riche, mais cette richesse, est-ce qu’elle profite à l’ensemble de ces pauvres Guinéens ? », s’est-il interrogé.

S’adressant particulièrement au nouveau président de la CRIEF, Sékou Ibrahima Soumah a également mis en garde contre toute instrumentalisation de la justice à des fins personnelles ou politiques. Il a rappelé que cette juridiction n’a pas vocation à favoriser l’enrichissement de ses acteurs ni à servir d’instrument de règlement de comptes. « Cette juridiction n’est pas là pour s’enrichir. La justice, la CRIEF, est là pour moraliser les finances publiques de l’État. Ce n’est pas un règlement de comptes non plus », a-t-il martelé.

Il a attiré l’attention de Mamadou Saliou Diakité sur les particularités de cette cour, qui traite spécifiquement des affaires liées à la gestion des finances publiques. « Cette juridiction n’est pas comme les juridictions ordinaires. Il y a une spécificité ici. Il s’agit de gérer les gens qui sont en conflit avec la gestion des finances publiques », a-t-il précisé.

À travers ces recommandations, l’Inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires a ainsi rappelé les exigences de rigueur, d’impartialité et de responsabilité qui doivent guider l’action de la CRIEF dans l’exercice de ses missions.