Fermeture des médias, kidnappings, tueries des manifestants : “Cela ne peut plus durer”, prévient CDD

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Devant ses militants lors d’un meeting à Chicago, mardi 20 août 2024, Cellou Dalein Diallo a exprimé son indignation face à la disparition forcée de Foniké Menguè et Billo Bah, deux figures emblématiques de la lutte pour les droits civiques en Guinée.

Devant son auditoire, l’opposant a dénoncé ce qu’il considère comme une atteinte grave aux libertés fondamentales et aux droits de l’homme. “Aujourd’hui, personne ne sait ce que sont devenus Foniké Menguè et Billo Bah. La gendarmerie et les forces spéciales sont venues les arrêter pour les emmener au palais Mohamed V. L’État, y compris la justice, prétend ne pas savoir où ils sont. Nous sommes dans quel pays ?”, s’indigne l’opposant en exil depuis bientôt deux ans.

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“Foniké et Billo étaient engagés dans un mouvement pacifique”, soutient l’ancien Premier ministre, se demandant “Qui avait intérêt à les arrêter ?” en faisant allusion aux autorités de la transition qui ont interdit toute manifestation sociopolitique sur la place publique.

Le leader politique pointe du doigt “la répression croissante” que subissent les voix dissidentes en Guinée. “Ils ont fermé des radios, retiré des licences, et ils viennent se défendre alors qu’ils ont tué 57 jeunes. Cela ne peut plus durer”, a-t-il prévenu.

Loin de céder à la peur, Cellou Dalein a appelé ses compatriotes à la résistance : “Il faut qu’on se mobilise. Nous ne renoncerons pas, car c’est pour la Guinée”.