Plastiques à usage unique : pourquoi l’État accorde un moratoire de six mois aux industriels

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Le gouvernement guinéen accorde un délai supplémentaire de six mois aux industriels concernés par l’interdiction de la production, de l’importation et de la commercialisation des plastiques à usage unique. Alors que cette mesure devait entrer en application en septembre 2026, cette prolongation vise à permettre aux entreprises de préparer leur mise en conformité avec les exigences environnementales, sans remettre en cause le principe de l’interdiction.

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En marge d’une conférence de presse tenue le lundi 19 octobre 2026, Faya François Bourouno, ministre porte-parole du gouvernement, a expliqué les raisons de cette décision.

Cette interdiction s’inscrit dans le cadre d’un décret présidentiel signé deux ans auparavant, qui prévoit la fin de la production, de l’importation et de la commercialisation des emballages et déchets plastiques à usage unique. Un premier moratoire de deux ans avait été accordé aux acteurs concernés afin de leur laisser le temps de s’adapter aux nouvelles dispositions.

Malgré cette période de préparation, le gouvernement a décidé d’accorder six mois supplémentaires aux industriels. Faya François Bourouno précise que cette prolongation doit leur permettre d’anticiper les changements nécessaires.

« Le moratoire supplémentaire de six mois vise à donner aux industriels le temps nécessaire pour préparer leur mise en conformité avec les nouvelles exigences environnementales », explique le porte-parole du gouvernement.

Au-delà du délai accordé aux entreprises, les autorités souhaitent poursuivre le dialogue avec les acteurs de la filière. Coordonnée par la Primature, cette concertation doit permettre de définir un plan d’action et d’identifier des solutions alternatives aux emballages plastiques à usage unique, notamment à travers le recours à des matériaux écologiques et biodégradables.

« Cette période supplémentaire doit permettre de poursuivre le dialogue entre les pouvoirs publics et les entreprises, dans le cadre d’une concertation coordonnée par la Primature », précise Faya François Bourouno.

Cette démarche vise à faciliter la transition des entreprises vers des solutions plus respectueuses de l’environnement, tout en tenant compte de leurs contraintes d’adaptation.

Le gouvernement insiste toutefois sur le fait que ce nouveau moratoire ne signifie pas un abandon de la réglementation. La prolongation est présentée comme une mesure d’accompagnement destinée à faciliter la transition des industriels vers des modes de production et de commercialisation moins polluants.

« Il ne s’agit pas d’un abandon de l’interdiction, mais d’un délai supplémentaire pour accompagner les industriels dans leur transition vers des solutions plus respectueuses de l’environnement », souligne le ministre porte-parole.

Si le principe de l’interdiction est maintenu, la nouvelle échéance effective et les modalités précises de mise en œuvre du dispositif restent des éléments importants à vérifier pour permettre aux entreprises concernées d’anticiper leurs obligations.

L’enjeu des prochains mois sera donc de concilier l’application de la réglementation environnementale avec les capacités d’adaptation des industriels, afin que ce délai supplémentaire facilite réellement la transition vers des alternatives au plastique à usage unique en Guinée.