Guinée : plus de 6 000 réfugiés et demandeurs d’asile recensés sur le territoire

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La Journée mondiale des réfugiés est célébrée ce samedi 20 juin 2026 sous le thème : « Jusqu’à ce que tout le monde soit en sécurité ». Instituée par la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, cette commémoration met en lumière la situation des millions de personnes contraintes de fuir leur pays en raison des conflits, des persécutions ou des violences.

À cette occasion, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Kalil Condé, a dressé un état des lieux de l’accueil des réfugiés et des demandeurs d’asile en Guinée.

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Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le terme «réfugié» désigne toute personne qui, «craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner».

Les Nations unies rappellent que «les personnes contraintes de fuir ne doivent pas être renvoyées vers le danger et doivent pouvoir vivre dans la dignité pendant leur déplacement». L’organisation souligne également que la Convention relative au statut des réfugiés, élaborée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, « n’a jamais été destinée à une seule région, une seule génération ou un seul peuple, mais à l’humanité tout entière ».

À l’échelle mondiale, plus de 117 millions de personnes sont aujourd’hui déplacées de force, notamment en raison de la guerre au Soudan, des violences en République démocratique du Congo ou encore des crises prolongées en Ukraine, en Afghanistan, en République arabe syrienne, au Myanmar et dans d’autres régions du monde. Selon les Nations unies, chaque minute, 20 personnes sont contraintes d’abandonner leur foyer pour échapper à la guerre, à la persécution ou à la terreur.

En Guinée, le ministre de l’Administration du territoire, Kalil Condé, affirme que le pays demeure « une terre d’accueil sûre ». « Notre pays abrite aujourd’hui plus de 3 023 réfugiés de diverses nationalités et plus de 3 053 demandeurs d’asile issus principalement des pays de la sous-région et au-delà. Ils vivent parmi nous, intégrés au sein de nos communautés et contribuent à la dynamique économique et sociale de notre pays dans un esprit de fraternité», souligne-t-il dans une declaration en prélude à la journée.

Le ministre indique que la politique nationale d’accueil et de protection des réfugiés s’inscrit dans la vision de développement portée par le programme Simandou 2040. « En garantissant aux réfugiés l’accès à la protection, à l’éducation, à la santé et aux opportunités d’insertion socio-économique, notre pays réaffirme sa conviction que chaque personne vivant sur son territoire peut contribuer au développement collectif dans le respect des lois de la République. »

Évoquant le contexte sécuritaire régional, Kalil Condé estime que la crise au Sahel représente un défi majeur pour la Guinée. « La situation au Sahel constitue un défi majeur pour notre pays qui partage plus de 858 kilomètres de frontière avec le Mali, où persistent des menaces sécuritaires et humanitaires affectant durablement les populations. Cette réalité exige de nous une vigilance constante, tout en préservant nos engagements humanitaires et nos valeurs de solidarité. »

Dans son message à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, lance un appel à la solidarité internationale : « Nous appelons à renforcer le soutien apporté à toutes les personnes contraintes de fuir, ainsi qu’aux pays et aux communautés qui les accueillent. »