Dossier Kassory et cie :  » le procureur « très » spécial privilégie ses sentiments personnels » (Avocats)

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Les avocats de Kassory Fofana, Dr Mohamed Diané, et Oyé Guilavogui étaient devant la presse, ce vendredi 20 mai 2022, pour dénoncer l’appel interjeté par le procureur spécial près la CRIEF, Aly Touré, contre la décision de mise en liberté sous caution de leurs clients.

Après toute une journée d’audition, les juges de la chambre d’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) ont décidé, jeudi, d’accorder une liberté sous caution à ces trois anciens ministres. L’ancien Premier ministre Kassory Fofana, et Oyé Guilavogui astreints de payer chacun 20 milliards de francs guinéens et 30 milliards pour l’ancien ministre de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané.

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Le parquet spécial avait cinq jours pour faire appel de cette décision ou non. Aly Touré que les avocats appellent « le procureur très spécial » n’a pas attendu longtemps pour montrer sa position défavorable. Il a immédiatement décidé de faire appel de la décision rendue par les juges de la chambre d’instruction. Cela a eu pour conséquence directe de ramener les trois anciens ministres à la maison centrale de Coronthie.

Ce retournement de situation a mis les avocats dans tous leurs états. Pour ces derniers, la décision de la chambre était courageuse, mais « malheureusement, le procureur spécial privilégie ses sentiments au détriment de la loi ».

« Les juges de la chambre d’instruction hier, ont rendu une décision courageuse. Ils n’ont pas tremblé devant le procureur. Après nos plaidoiries, ils ont mis en liberté nos clients en précisant d’ailleurs, que nos clients comparaissaient libres devant eux. C’est comme si nos clients venaient de chez eux … Donc s’ils les libèrent, ils doivent retourner tranquillement chez eux. C’est ce qui n’a pas été le cas. Notre problème, c’est quoi ? C’est que nous avons le procureur « très spécial qui privilégie ses sentiments personnels, ses convictions personnelles au détriment de l’application de la loi », regrette les avocats.