Quatre jours après la prise de fonction officielle du président élu Mamadi Doumbouya, le débat autour d’une éventuelle démission du gouvernement s’intensifie en Guinée. Bien que cette pratique ne soit pas consacrée par la Constitution, elle relève d’une coutume administrative bien ancrée dans le fonctionnement institutionnel du pays.
Alors que les spéculations vont bon train, Guinee360 a pu obtenir des informations supplémentaires sur le sujet. Selon nos sources, le gouvernement dirigé par Bah Oury pourrait présenter sa démission au plus tard le jeudi 22 janvier prochain. D’ores et déjà, une source a confirmé à notre rédaction, ce mardi, que sur instruction du Premier ministre Bah Oury, le secrétaire général du gouvernement a adressé des correspondances officielles à l’ensemble des départements ministériels.
Cette démarche viserait à demander aux ministres de préparer les documents administratifs nécessaires à la passation des pouvoirs, en prélude à la démission annoncée de l’actuelle équipe gouvernementale. « Les documents officiels, c’est l’état de la gestion, la situation de la gestion du département pendant que vous étiez là. Ça veut dire que quand vous passez le service, vous faites l’état des lieux », a confié notre informateur, précisant que cette procédure s’inscrit dans le cadre de la « passation de services futurs ».
S’agissant du débat sur la démission du gouvernement, notre interlocuteur rappelle que cette étape n’est pas formellement prévue par les textes. Il s’agirait plutôt d’une pratique récurrente dans l’administration publique. « Il faut que les gens comprennent que c’est une pratique normale. mais c’est une coutume administrative », a-t-il expliqué.
Il confirme par ailleurs que la démission de l’équipe de Bah Oury ne serait qu’une question de temps. « En tout cas, dans un proche futur, la présentation de la démission est imminente, mais il n’y a pas de délai, c’est à la discrétion de la présence », a-t-il conclu.

