« Les médias ont un rôle à jouer » : Luc Briard réaffirme l’importance de la presse en Guinée

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Luc Briard

En marge de la cérémonie de récompense des lauréats de la 4ᵉ édition du concours « Filme la Guinéenne qui t’inspire », organisée ce vendredi 18 septembre 2026 à Conakry, l’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, Luc Briard, a salué l’engagement d’Ablogui en faveur de la liberté de la presse et de la liberté d’expression. Il a également rappelé le rôle des médias dans l’espace démocratique et civique en Guinée.

« Je félicite cette association qui milite pour la liberté de la presse et la liberté d’expression », a déclaré le diplomate, avant d’ajouter que « les médias ont un rôle à jouer dans l’espace démocratique et dans l’espace civique et public de ce pays».

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Cette prise de position intervient alors que le paysage médiatique guinéen connaît de nouvelles restrictions. La veille de la cérémonie, le 17 septembre 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a notamment interdit la diffusion de France 24 en Guinée et retiré l’accréditation du correspondant de Jeune Afrique. Ces mesures interviennent dans un contexte marqué, depuis 2024, par plusieurs décisions affectant des médias privés.

Le 21 mai 2024, les autorisations et fréquences de plusieurs médias avaient notamment été retirées, parmi lesquels Djoma FM, Djoma TV et FIM FM. Ces décisions avaient entraîné l’arrêt de leurs activités.

La situation des journalistes suscite également des inquiétudes. Le journaliste Habib Marouane Camara est porté disparu depuis le 3 décembre 2024. Selon Reporters sans frontières, il aurait été enlevé par des hommes en uniforme alors qu’il se trouvait à Conakry. Les autorités guinéennes nient être responsables de sa disparition et, à ce jour, le journaliste demeure introuvable.

C’est dans ce contexte que Luc Briard a insisté sur l’importance de la presse dans la vie publique. Pour l’ambassadeur, l’engagement des organisations et des acteurs de la société civile en faveur de la liberté d’expression et des droits de l’homme s’inscrit dans les principes consacrés par la Constitution guinéenne.

Le diplomate a d’ailleurs établi un lien entre la cérémonie et le premier anniversaire de l’adoption de cette Constitution, votée le 21 septembre 2025. « C’est une formidable occasion. Nous allons fêter le premier anniversaire de la Constitution guinéenne, qui a été votée le 21 septembre 2025. Et donc, on est à quelques jours de cet événement », a-t-il déclaré.

Luc Briard a également salué l’engagement des organisations présentes en faveur de la liberté d’expression et des droits de l’homme. « Je crois que vous incarnez parfaitement les valeurs et les principes inclus dans ce texte constitutionnel qui vous ressemble et qui vous rassemble », a-t-il ajouté.

Au terme de son intervention, l’ambassadeur a réaffirmé le soutien de la France à ces engagements : « Merci beaucoup de porter haut cette liberté d’expression, cette liberté du combat pour les droits de l’homme dans ce pays et nous nous tenons à vos côtés. »

Dans un contexte marqué par les restrictions visant plusieurs médias et les inquiétudes liées aux conditions d’exercice du journalisme, les déclarations de Luc Briard viennent ainsi remettre au premier plan la question de la place de la presse dans l’espace démocratique et civique guinéen.