Le procès d’Algassimou Diallo n’aura finalement pas eu lieu ce vendredi 16 octobre devant les chambres réunies de la Cour suprême. En cause : l’absence des avocats de la défense, qui avaient annoncé la veille leur retrait de la procédure. Face à cette situation, la Cour a décidé de renvoyer l’affaire à une date ultérieure, laissant à l’ancien magistrat le temps de trouver de nouveaux conseils.
Il est environ 10h30 lorsque l’audience s’ouvre. Le président de la Cour constate rapidement l’absence des avocats d’Algassimou Diallo et lui demande de s’expliquer. L’ancien magistrat rappelle alors que ses conseils ont décidé de se retirer, dénonçant ce qu’ils estiment être un manque de garanties pour assurer un procès équitable.
Algassimou Diallo affirme, de son côté, qu’il ne souhaite pas être jugé sans l’assistance d’un avocat. Il insiste sur la nature criminelle de la procédure, estimant qu’il ne peut pas comparaître dans ces conditions. Il précise également ne pas avoir réussi à joindre ses avocats depuis leur départ, intervenu la veille.
Prenant la parole à son tour, le procureur général près la Cour suprême, Sidy Souleymane N’Diaye, rappelle que la loi reconnaît à l’accusé le droit d’être assisté par un avocat. Il annonce qu’il entend intervenir auprès de l’administration pénitentiaire pour faciliter les échanges entre Algassimou Diallo et ses conseils.
Au terme des échanges, la Cour, présidée par Ibrahima Sory I Tounkara, décide de renvoyer l’affaire à une date ultérieure, qui reste à fixer. L’ancien magistrat devra donc trouver des avocats pour assurer sa défense avant la reprise de la procédure, dont aucune nouvelle date n’a été fixée.

