Le Tribunal de première instance de Dixinn a condamné Mohamed Barry, apprenti mécanicien, à un an de prison assorti de sursis et au paiement d’une amende de 500 000 francs guinéens pour abus de confiance.
Le prévenu était poursuivi pour avoir, selon l’accusation, détourné une moto qui lui avait été confiée pour réparation.
Les faits remontent à une période durant laquelle Mohamed Barry travaillait comme apprenti dans un garage appartenant à Idrissa Diallo. Un client s’était présenté pour faire réparer sa moto. En l’absence du propriétaire du garage, Mohamed Barry aurait pris en charge le client avant de lui proposer d’aller essayer l’engin. Il serait ensuite parti avec la moto, avant d’être retrouvé le lendemain, sans celle-ci.
À la barre, les débats ont notamment porté sur les circonstances dans lesquelles la moto avait été remise au prévenu. Pour le ministère public, l’engin lui avait été volontairement confié dans le cadre de sa réparation, créant ainsi une obligation de restitution. Son détournement serait donc constitutif d’un abus de confiance.
Dans ses réquisitions, le procureur Fanka Oularé a estimé que le détournement était établi et que Mohamed Barry avait agi dans un but lucratif. « Il a été animé par un but lucratif », a notamment soutenu le représentant du ministère public.
Le procureur a également déploré le choix du prévenu, estimant que celui-ci disposait d’un métier qui pouvait lui permettre de gagner honnêtement sa vie. « Sinon, c’est quelqu’un qui a un métier qui pouvait travailler pour avoir de l’argent pour subvenir à ses besoins. Malheureusement, il a décidé de passer de l’autre côté de la loi », a-t-il déploré.
Après avoir retenu la qualification d’abus de confiance, le parquet a requis un an d’emprisonnement, dont six mois assortis de sursis, contre Mohamed Barry.
Avant le prononcé du verdict, le tribunal a invité le prévenu à assurer lui-même sa défense. Mohamed Barry a alors sollicité la clémence du juge et demandé à bénéficier d’une remise en liberté, promettant de rembourser la valeur de la moto.
Au terme des débats, le tribunal l’a finalement condamné à un an de prison assorti de sursis et au paiement d’une amende de 500 000 francs guinéens.
En revanche, la juridiction ne s’est pas prononcée sur le remboursement de la moto, une demande évoquée au cours des débats par Idrissa Diallo, propriétaire du garage où Mohamed Barry travaillait comme apprenti.

