“Ne gâchons pas tout” : Trump tente de sauver les négociations avec l’Iran après une frappe israélienne au Liban

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Alors qu’il avait annoncé la conclusion imminente d’un accord avec l’Iran, le président américain Donald Trump s’efforce désormais de préserver la dynamique diplomatique après une frappe menée par Israël à Beyrouth, au Liban, en dépit du cessez-le-feu en vigueur.

L’attaque israélienne, survenue ce dimanche 14 juin 2026 dans la capitale libanaise, a suscité une réaction immédiate du locataire de la Maison-Blanche. Sur son réseau social Truth, Donald Trump a regretté cette opération militaire à un moment qu’il juge crucial pour les discussions en cours avec Téhéran.

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« L’attaque perpétrée ce matin à Beyrouth n’aurait pas dû avoir lieu, surtout en ce jour particulier où nous sommes si près d’un accord de paix avec l’Iran », a-t-il déclaré.

Tout en réaffirmant qu’« Israël a le droit de se défendre contre les menaces », le président américain a toutefois relativisé la portée de la frappe, qu’il qualifie d’action « très limitée et insignifiante », assurant qu’elle n’a fait « ni blessé, ni tué ».

Pour Donald Trump, cet incident ne doit pas remettre en cause les négociations engagées avec l’Iran. « Nous sommes très proches d’un accord qui apportera la paix dans la région, y compris au Liban, et toutes les parties devraient faire preuve de retenue. Il ne devrait plus y avoir d’attaques israéliennes nulle part au Liban, mais il ne devrait pas non plus y avoir d’attaques de la part d’aucune autre partie, y compris le Hezbollah, contre Israël. Cela pourrait être le début d’une paix longue et belle — Ne gâchons pas tout ! », a-t-il exhorté.

Téhéran met Washington en garde

Du côté iranien, les propos du président américain n’ont pas convaincu. Les autorités iraniennes accusent Washington de ne pas exercer suffisamment de pression sur son allié israélien. « L’invasion sioniste de Dahiya a une fois de plus démontré que l’Amérique manque soit de volonté, soit de capacité à assumer ses responsabilités. Donner le feu vert à ce régime ne vous apportera rien. Le jeu du gentil et du méchant flic est dépassé. Si vous n’avez ni la volonté ni la capacité de remplir vos obligations, il est illusoire d’envisager de poursuivre sur cette voie », a prévenu Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien.

Cette nouvelle escalade intervient alors que Washington et Téhéran semblaient se rapprocher d’un accord présenté par Donald Trump comme une étape majeure vers une stabilisation durable du Moyen-Orient. Reste à savoir si les tensions persistantes entre Israël et ses adversaires régionaux compromettront cette perspective diplomatique.