Voiture, dette et amitié brisée : deux camarades d’école s’affrontent devant la justice

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Une affaire mêlant amitié, transaction commerciale et différend financier a été examinée ce lundi 13 avril 2026 au tribunal de première instance de Mafanco. Le dossier oppose deux proches de longue date autour de la vente d’un véhicule dont le paiement n’aurait pas été intégralement honoré

À la barre, le prévenu Nabilaye Camara a reconnu les faits qui lui sont reprochés et retracé l’origine du conflit, évoquant la relation de confiance qui le liait à la partie civile. « Monsieur Amadou Diallo est un ami de longue date, nous avons étudié ensemble », a-t-il rappelé.

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Selon lui, l’affaire trouve son origine dans un projet d’acquisition de parcelles. « Un jour, il m’a parlé et m’a dit qu’il voulait acheter des parcelles (…) Je lui ai dit que c’était une bonne chose. Mais les personnes avec qui il a parlé n’étaient pas intéressées par la voiture », a-t-il expliqué.

Face à cette situation, il affirme avoir proposé une alternative : « Écoute, s’ils n’en veulent pas, on va mettre la voiture sur le marché. Ainsi, avec l’acheteur, nous avons conclu à 25 millions de francs guinéens, payables par tranches de 4 millions par mois », a-t-il précisé, ajoutant que le premier versement avait bien été effectué.

La situation se serait toutefois rapidement détériorée. « C’est le versement du deuxième mois que j’ai bloqué, parce que lui aussi m’avait fatigué : il avait bloqué ma voiture et l’avait immobilisée quelque part », a soutenu le prévenu pour justifier l’interruption des paiements.

De son côté, la partie civile Amadou Djouldé Diallo a livré une version différente, insistant sur la confiance qu’il avait placée en son ami. « C’est à lui que j’ai demandé d’aller dédouaner la voiture (…) Ensuite, il m’a dit que son oncle (…) voulait acheter la voiture, mais qu’il fallait que je diminue le prix. J’ai accepté en lui disant : “Ton père, c’est mon père.” »

Il affirme avoir accepté un paiement échelonné sous conditions strictes : « J’ai dit d’accord, mais en précisant que s’il restait ne serait-ce qu’un centime, il ne devait pas lui remettre la voiture ». Selon lui, ces engagements n’ont pas été respectés. « Un jour, il m’a appelé pour me dire que son père avait utilisé l’argent (…) J’ai demandé : “Quoi ?” », a-t-il relaté, manifestant son incompréhension.

Devant le tribunal, il reconnaît avoir exercé une pression : « Pour lui mettre la pression, j’ai confisqué sa voiture afin qu’il me rembourse mon argent ». Une initiative qui a déclenché une riposte judiciaire : « Mais au lieu de me rembourser, ils ont porté plainte contre moi (…) Par la suite, moi aussi, j’ai porté plainte. »

À l’audience, le prévenu a plaidé pour une issue apaisée et sollicité la clémence du tribunal. Il s’est engagé à régler le reliquat de la somme due et a présenté des garanties, versant sur place 6 millions de francs guinéens et promettant de s’acquitter du reste dans les plus brefs délais.

Après avoir entendu les deux parties ainsi que le ministère public, le tribunal a ordonné la mise en liberté provisoire du prévenu, assortie de garanties, notamment l’engagement de sa sœur à couvrir le paiement du montant restant dans un délai rapproché.

L’affaire a été renvoyée au 13 mai 2026. À cette date, le tribunal devra vérifier le respect des engagements pris et statuer définitivement sur ce litige né d’une amitié aujourd’hui fragilisée par des différends financiers.