Depuis sa création en octobre 1945 à San Francisco, le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) demeure dominé par cinq membres permanents disposant du droit de veto : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.
Face à cette réalité, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a lancé un appel pressant en faveur d’une réforme en profondeur de l’institution. Selon lui, l’Afrique continue de subir les conséquences d’un ordre mondial marqué par l’injustice et les inégalités de représentation.
« L’énorme potentiel de l’Afrique est freiné par un système international injuste. », a déclaré António Guterres.
Le patron des Nations Unies estime également que la faible représentation du continent africain dans les grandes instances internationales nourrit un profond sentiment d’injustice.
« Trop souvent, on attend des pays africains qu’ils se plient à des décisions prises au sein d’institutions où ils ne disposent pas d’une voix égale à celle des autres. »
Poursuivant son plaidoyer, António Guterres a insisté sur la nécessité d’une refonte globale du système des Nations Unies et de la gouvernance mondiale.
« Cela doit changer. Nous avons besoin d’une réforme en profondeur de l’architecture financière internationale, d’investissements plus importants à des conditions qui permettent aux pays de se construire, de croître et de se transformer, ainsi que d’institutions mondiales qui reflètent le monde tel qu’il est aujourd’hui et non tel qu’il était il y a quatre-vingts ans. »
Par ailleurs, il y a plusieurs mois, l’Union africaine, avec le soutien de plusieurs pays africains, dont le Sénégal, l’Afrique du Sud, l’Algérie et le Nigeria, a réclamé l’attribution de deux sièges permanents avec droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU, ainsi que deux sièges non permanents supplémentaires.

