Le concours d’accès aux Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) de Dalaba et à l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) de Yamoussoukro, au titre de la session 2026, a officiellement démarré ce mercredi 12 août 2026 à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Les épreuves se déroulent sur deux jours.
Au total, 1 067 candidats prennent part à cette quatrième session de recrutement. Il s’agit de bacheliers admis à la session 2026, ayant obtenu une moyenne minimale de 12/20, soit la mention Assez Bien ou plus, et âgés de 22 ans au maximum au 31 décembre 2026.
Les candidats sont évalués en cultures générale et scientifique, en mathématiques ainsi qu’en physique-chimie.
Cette session se distingue par une forte progression du nombre de postulants. Ils étaient un peu plus de 400 lors de la précédente édition. Avec 1 067 candidats cette année, le nombre de participants progresse ainsi de plus de 150 %, témoignant de l’intérêt grandissant des jeunes pour ces formations destinées à préparer de futurs scientifiques, ingénieurs et cadres de haut niveau.

Présente au lancement du concours, la ministre Djami Diallo a rappelé la vocation des Classes préparatoires, qui, selon elle, ne doivent pas être considérées comme un simple mécanisme de sélection. « Les CPGE ne doivent pas être perçues comme un simple filtre de sélection, mais comme un lieu où se forgent la rigueur scientifique, l’excellence académique et la capacité à relever des défis complexes. »
La ministre a également annoncé la poursuite des efforts visant à renforcer l’encadrement pédagogique, moderniser les infrastructures et développer des partenariats stratégiques afin d’améliorer la compétitivité des CPGE.
Dans cette dynamique, le gouvernement entend faire de ces classes un véritable outil de développement national, conformément à la vision du président de la République.
Au terme des deux années de préparation, les étudiants pourront poursuivre leur parcours dans de grandes écoles d’ingénieurs, de statistiques et dans d’autres établissements spécialisés, notamment dans la sous-région, au Maroc ou encore en France. Le gouvernement souhaite également favoriser le retour au pays des étudiants formés à l’étranger, afin qu’ils mettent leurs compétences au service du développement national.
1 067 candidats pour environ 80 places
Responsable des CPGE de Dalaba, Mouhamadou Nassirou Diallo a apporté des précisions sur l’organisation de cette quatrième session de recrutement. « Il s’agit de la 4ème session de recrutement pour les CPGE de Dalaba et de l’Institut Houphouët-Boigny de Yamoussoukro. Cette année enregistre un record avec 1 067 candidats, contre environ 400 l’année précédente. »
Les formations proposées sont réparties entre les deux établissements. À Dalaba, les candidats peuvent intégrer une classe préparatoire scientifique en Mathématiques-Physique ou une filière Statistique-Économie-Gestion. À Yamoussoukro, deux autres filières sont proposées : Biologie et Physique-Chimie.
La sélection s’annonce particulièrement compétitive, avec une capacité d’accueil globale d’environ 80 places, dont près de 70 pour Dalaba et une dizaine pour la Côte d’Ivoire.
Les profils recherchés varient selon les filières. La formation Mathématiques-Physique s’adresse principalement aux bacheliers issus des Sciences mathématiques. Les filières Économie, Physique-Chimie et Biologie ciblent notamment les candidats issus des Sciences expérimentales.
Pour le responsable des CPGE de Dalaba, l’enjeu consiste désormais à procéder à une sélection rigoureuse afin de retenir les candidats les mieux préparés à suivre deux années de formation intensive avant leur intégration dans les grandes écoles.
Une sélection en deux étapes
Le processus d’évaluation repose sur deux principales étapes, a expliqué Dr Gbegbe Raymond, enseignant-chercheur à l’École supérieure d’industrie (ESI) de l’INP-HB et représentant du service des concours.
La première consiste en une étude des dossiers scolaires. Les résultats obtenus en seconde, en première et en terminale, ainsi que les notes du baccalauréat, sont examinés afin d’établir une moyenne de dossier.
La seconde étape repose sur un test écrit organisé dans le cadre du concours. « Les admissions sont déterminées par une moyenne pondérée combinant la note du dossier et celle de l’écrit », a précisé le Dr Gbegbeu.
La sélection finale tiendra également compte du nombre de places disponibles à l’INP-HB et des quotas attribués aux différents pays. Le jury d’admission est placé sous la supervision du ministère de l’Enseignement supérieur, qui préside le processus pour les candidats de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et des autres pays concernés.
Avec 1 067 candidats pour environ 80 places, cette quatrième session des CPGE s’annonce comme la plus disputée depuis la création du programme. Au-delà de la compétition, cette hausse du nombre de postulants traduit surtout l’intérêt croissant pour une formation présentée comme une passerelle vers les grandes écoles et, à terme, vers les métiers scientifiques et technologiques de haut niveau.

