Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Bachir Diallo, a déploré le retard dans la mise en place de l’unité de drones de la police, un outil pourtant stratégique pour moderniser la protection civile guinéenne. Ses propos ont été tenus lors de l’émission « Heure du bilan », diffusée sur la télévision nationale.
Créée pour appuyer les forces de sécurité dans la prévention des incendies, la gestion des catastrophes et le maintien de l’ordre, l’unité de drones n’est toujours pas opérationnelle. « Nous avons créé une unité de drones qui tarde encore à être mise en place. Or, ces drones doivent servir au maintien de l’ordre, à la lutte contre les incendies et à d’autres missions de sécurité », a regretté le ministre.
Bachir Diallo a toutefois souligné les efforts en cours pour renforcer les capacités humaines et opérationnelles de la police et de la protection civile. « Nous sommes en train de recruter plus de 3 000 fonctionnaires, dont une partie suit déjà une formation, tandis que d’autres sessions ont été organisées, sur le terrain et au niveau opérationnel », a-t-il expliqué.
Selon lui, ces avancées humaines viennent compléter les investissements dans les infrastructures et équipements modernes, mais ne suffisent pas à elles seules. « Il faut renforcer les capacités opérationnelles des forces de police afin de leur permettre de remplir efficacement leurs missions », a insisté le ministre.
Dans ce cadre, la protection civile a récemment reçu plus de 250 véhicules modernes, dont des camions de sapeurs-pompiers et des véhicules blindés. Une évolution notable pour un corps longtemps considéré comme le « parent pauvre » du département de la sécurité.
Le ministre a rappelé que l’efficacité de ces équipements dépend directement de la formation et de la disponibilité du personnel qualifié. « Tous ces aspects sont étroitement liés », a-t-il souligné, revenant ainsi sur l’urgence de rendre fonctionnelle l’unité de drones.
Bachir Diallo a par ailleurs insisté sur la collaboration avec les populations via le concept de police de proximité et a annoncé que, d’ici début 2026, l’ensemble du territoire national sera couvert par les infrastructures de police et de protection civile, avec un focus particulier sur le Grand Conakry et les zones à forte densité.

