Retard dans la mise en œuvre du protocole d’accord : Pépé Balamou dénonce la “mauvaise foi” du gouvernement

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Michel Pépé Balamou, secrétaire général du Syndicat national de l'Education

Signé le 3 janvier dernier, le protocole d’accord entre le gouvernement et les syndicats de l’éducation peine toujours à se concrétiser. Face à cette situation, le secrétaire général du Syndicat national de l’éducation, Pépé Balamou, est sorti de son silence.

Dans un entretien accordé à Guinee360 ce mardi 7 avril 2026, le syndicaliste déplore l’absence d’avancées significatives.
« À ce jour, le gouvernement n’envoie aucun signal de bonne volonté quant à l’opérationnalisation des commissions prévues dans le protocole d’accord. Si cela n’est pas fait, nous convoquerons une assemblée générale pour consulter la base. La décision qui sera prise sera appliquée », a-t-il averti.

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À l’approche des examens nationaux, Pépé Balamou estime qu’une volonté politique réelle permettrait d’éviter une nouvelle crise dans le système éducatif guinéen.
« Cela relève tout simplement de la mauvaise foi du gouvernement. Nous avons le sentiment qu’il cherche à nous rouler dans la farine, en privilégiant une stratégie d’usure du temps pour nous conduire vers la fin de l’année sans régler les problèmes essentiels », a-t-il dénoncé.

Selon lui, les autorités invoquent des contraintes administratives liées à la signature d’un arrêté conjoint pour justifier les retards.
« Cet arrêté doit être signé par le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale, le ministre de la Fonction publique, la ministre de l’Économie et des Finances, ainsi que le ministre de l’Éducation nationale et de l’Enseignement technique et professionnel. Ce serait, selon eux, ce processus qui bloque l’opérationnalisation des commissions », explique-t-il.

Mais pour le responsable syndical, cet argument ne tient pas.
« Lorsque la volonté politique existe, la signature de quatre ministres ne devrait pas prendre autant de temps. Des mesures prévues pour février ne sont toujours pas appliquées. Nous sommes aujourd’hui à plus de trois mois de la signature du protocole, bientôt quatre, sans que ces commissions ne soient opérationnelles », a-t-il insisté.