Affaire Tadi Kourouma : une accusation de viol face au démenti du médecin

5 min de lecture

Après la diffusion d’une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, Tadi Kourouma est sortie du silence pour livrer un témoignage accablant contre son gynécologue. Elle affirme avoir été victime de viol lors d’une consultation médicale, des accusations formellement rejetées par l’avocat du praticien.

- SMS NEWS -
SMS ALERTE - Mini Landing Page

📱 SMS ALERTE

L'actualité en direct sur votre mobile

🎉

3 JOURS GRATUITS

🎁

Profitez de nos actualités sans engagement

COMMENCER MON ESSAI GRATUIT
Actus Express
📱
Par SMS
🌐
Sans Internet

Selon Tadi Kourouma, les faits remontent à 2022, bien que sa relation professionnelle avec le médecin ait débuté en 2017.

« Je suis allée le consulter pour des douleurs abdominales. Il m’a parlé d’un lavement, puis il m’a administré une injection qui m’a plongée dans un sommeil de plusieurs heures », raconte-t-elle.

À son réveil, elle dit avoir été bouleversée par les propos du médecin : « Je lui ai demandé ce qu’il m’avait fait. Il m’a répondu qu’il était désolé, qu’il n’avait pas pu résister à moi et qu’il avait couché avec moi. »

Après cet épisode, elle affirme avoir quitté la clinique sans engager immédiatement de procédure, sur conseil de sa famille.

Deux mois plus tard, Tadi Kourouma découvre qu’elle est enceinte. Elle dit avoir informé le médecin, qui lui aurait proposé d’interrompre la grossesse. « J’ai refusé par peur pour ma vie. J’ai décidé de garder l’enfant. Mais il ne m’a ni assistée ni soutenue », soutient-elle.

Cette situation aurait eu des répercussions majeures sur sa vie personnelle : « À huit mois de grossesse, mon mari a découvert la situation. Cela a conduit à notre divorce. »

Après son accouchement, elle saisit l’OPROGEM. Elle affirme que le médecin a été entendu sans nier les faits, et évoque une tentative d’arrangement. « On m’a proposé qu’il prenne en charge mes besoins et ceux de mes enfants. Il a payé un logement pendant un an, puis il a arrêté », explique-t-elle.

Insatisfaite, elle poursuit ses démarches judiciaires jusqu’au parquet de Dixinn, tout en dénonçant une absence de suite concrète. « On me disait toujours qu’il devait simplement s’occuper de moi. J’ai fini par publier sa photo sur les réseaux sociaux pour dénoncer la situation », indique-t-elle.

Aujourd’hui, elle appelle à une intervention des autorités :
« Je veux que justice soit rendue, pour moi et pour les autres femmes. »

En réponse, le camp du médecin rejette catégoriquement ces accusations. Dans un entretien accordé à la presse ce mardi 7 avril 2026, son avocat, Me Facinet Sylla, conteste l’existence même d’une procédure judiciaire pour viol.

« Je parle d’une soi-disant procédure de viol, parce que depuis 2022 jusqu’à aujourd’hui, aucune juridiction ne nous a saisis pour de tels faits », affirme-t-il.

L’avocat insiste sur l’absence de convocation officielle :« Mon client n’a jamais reçu la moindre invitation ou convocation pour répondre à une accusation de viol. »

Selon la défense, la seule procédure en cours est initiée par le médecin lui-même contre Tadi Kourouma.

« Nous ne sommes pas devant le tribunal pour viol, mais pour des faits d’injure et de diffamation », précise Me Sylla évoquant une décision judiciaire déjà rendue : « Une ordonnance de non-lieu partiel et de renvoi a été rendue le 21 mars 2026 par le juge d’instruction. Seuls les faits d’injure publique et de diffamation ont été retenus. »

Face aux accusations, l’avocat appelle à s’en tenir au cadre judiciaire.

« La juridiction fonctionne sur la base des preuves. Pour l’instant, aucune preuve de viol n’a été portée devant un tribunal », soutient-il.

Interrogé sur les motivations de la plaignante, il reste prudent : « Je ne peux pas me prononcer sur ses intentions. Ce sera à la justice de faire la lumière. »

Alors que les deux versions restent irréconciliables, l’affaire devrait connaître un nouveau développement devant le tribunal de Dixinn, où la procédure pour diffamation est en attente de programmation. Les regards sont désormais fixés vers la justice  pour établir les faits dans ce dossier sensible, qui continue de susciter de vives réactions dans l’opinion publique.