Depuis la matinée de ce mardi 6 janvier 2026, de nombreux Guinéens sont dans l’impossibilité d’émettre des appels téléphoniques sur l’ensemble du territoire national. Une situation inhabituelle qui perturbe gravement la communication, aussi bien pour les particuliers que pour les activités professionnelles et les services essentiels.
Face à cette panne généralisée, le silence des sociétés de téléphonie mobile et des autorités compétentes suscite une vive inquiétude. Jusqu’à l’heure où nous mettions cet article en ligne, aucune explication officielle n’avait été fournie, ni sur l’origine du dysfonctionnement, ni sur les délais envisagés pour un retour à la normale.
Sur les réseaux sociaux, les dénonciations et les interrogations se multiplient. Usagers, entreprises et acteurs de la société civile déplorent un manque total d’information, alors que la téléphonie constitue aujourd’hui un outil vital pour l’économie, la sécurité et la vie sociale. Plusieurs internautes évoquent des conséquences lourdes, notamment pour les urgences médicales, les transactions commerciales et la coordination des activités professionnelles.
Ce mutisme est d’autant plus préoccupant qu’il intervient dans un contexte où les citoyens attendent davantage de transparence et de réactivité de la part des opérateurs et des institutions de régulation. En l’absence de communication officielle, les rumeurs prennent le dessus, alimentant confusion et inquiétude au sein de la population.
Les usagers appellent ainsi les sociétés de téléphonie et les autorités en charge du secteur des télécommunications à rompre le silence, à informer clairement les citoyens sur la nature du problème et à préciser les mesures engagées pour rétablir le service dans les plus brefs délais. Dans un État moderne, le droit à l’information en situation de crise n’est pas une option, mais une obligation.

