Alors que plus de 3 412 personnes ont été tuées au Liban et que plus d’un million d’habitants ont été déplacés depuis le début de la guerre, le 2 mars 2026, l’armée israélienne a reçu l’ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, intensifiant ainsi son offensive contre le Hezbollah.
Cette opération a permis aux forces israéliennes de prendre le contrôle du site médiéval de Beaufort. Elle a toutefois provoqué des menaces de représailles de la part de l’Iran, en pleine phase de négociations avec les États-Unis.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Ghalibaf Bagher, a annoncé avoir eu un entretien avec son homologue libanais, Nabih Berri. « J’ai confirmé que si l’agression israélienne contre le Liban se poursuit, nous ne nous contenterons pas d’arrêter le processus de négociation [avec les Etats-Unis], mais nous engagerons une confrontation directe avec l’ennemi », a-t-il prévenu.
Face à la montée des tensions, alors qu’une trêve est en vigueur dans la guerre opposant l’Iran à la coalition americano-israëlienne, Donald Trump affirme avoir obtenu de Benjamin Netanyahou l’arrêt de l’offensive israélienne sur Beyrouth. « J’ai eu aujourd’hui une conversation avec Bibi Netanyahu, lui demandant de ne pas lancer une opération militaire majeure à Beyrouth, au Liban. Il a fait faire demi-tour à ses troupes. »
Le président américain a également indiqué avoir échangé avec des dirigeants du Hezbollah qui, selon lui, « ont accepté de cesser de tirer sur Israël et sur ses soldats. De même, Israël a accepté de cesser de tirer sur eux. »

