Depuis son exil, le leader de l’UFDG a réagi à la multiplication des enlèvements en Guinée, dénonçant « un climat de terreur créé et entretenu par la junte pour faire taire toute voix dissonante. »
Réagissant notamment à l’enlèvement de Thierno Sadou Bah, militant de l’UFDG et membre du bureau fédéral du parti au Libéria, porté disparu à Conakry depuis le mardi 21 avril 2026, ainsi qu’à celui de Mohamed Damaro Camara, fils d’Ansou Damaro et de son camarade d’école Ela Cissé, tous deux âgés de 15 ans, survenu dans la nuit du 29 avril 2026, l’ancien Premier ministre a dénoncé la répétition de ces actes en Guinée. Selon lui, « le mode opératoire, ainsi que la pratique consistant à faire disparaître des proches à défaut de mettre la main sur les voix critiques résidant à l’étranger, indiquent clairement que la junte est derrière ces kidnappings. »
Il estime par ailleurs que « ces pratiques, qui s’inscrivent dans une série désormais bien documentée d’enlèvements et de disparitions forcées, illustrent de manière éloquente le climat de terreur créé et entretenu par la junte pour faire taire toute voix dissonante. S’en prendre à des proches, enfants mineurs ou vieillards sans défense, constitue une atteinte grave aux droits de l’homme et aux libertés fondamentales ».
Évoquant des cas antérieurs, notamment l’enlèvement du père du journaliste Babila Keita ainsi que celui des enfants d’Elie Kamano, Cellou Dalein Diallo rappelle que « nul ne peut être arrêté, détenu ou inquiété en dehors des règles et procédures prévues par la loi. Je dénonce fermement ces pratiques ignominieuses, qui portent gravement atteinte aux droits de l’homme, et j’en appelle à la libération immédiate de toutes les personnes victimes de disparitions forcées et d’enlèvements arbitraires. Il est temps que les Guinéens se mobilisent pour mettre un terme à ces pratiques ignobles. »

