« Ce n’est pas une compétition de vendeurs de drogue » : la colère de Faya…

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Le Bloc Libéral (BL) hausse le ton contre la Direction générale des élections en charge d’organiser les législatives et communales prévues le 31 mai prochain. En plus de contester le rejet de certaines de ses listes de candidatures dans plusieurs circonscriptions du pays, la formation politique dénonce une augmentation jugée excessive de la caution de participation.

Lors d’une conférence de presse animée mardi à Conakry, le président d’honneur du BL, Faya Millimouno, a pointé du doigt ce qu’il qualifie d’irrégularités dans la conduite du processus électoral.

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Selon lui, les dispositions légales encadrant l’organisation de ces scrutins auraient été violées dès l’entame du processus. « Tout a commencé par la violation de la loi en mettant en place une commission électorale qui ne comportait aucun représentant des compétiteurs. Les élections sont organisées pour nous, les partis politiques ou les entités indépendantes qui veulent compétir », a-t-il déclaré.

L’opposant estime également que la fixation des cautions s’est faite en dehors de tout cadre inclusif, contrairement à l’esprit de la loi. « Le législateur l’avait bien compris : pour déterminer les cautions, pour fixer les plafonds de dépenses, il faut que les entités en compétition soient présentes. Pourtant, la commission qui a fixé ces cautions l’a fait sans nous », a-t-il déploré.

S’appuyant sur une comparaison avec les précédentes élections locales, Faya Millimouno souligne une hausse significative des montants exigés. « Rappelons qu’en 2018, nous avons participé aux élections. Dans les communes rurales, la caution était de 3 millions. Cette année, c’est 35 millions. Cela représente une hausse de plus de 1 200 % », a-t-il affirmé.

Dans la même dynamique, il appelle les autorités à tenir compte des réalités financières des partis politiques. « Dans les communes urbaines, c’était 8 millions en 2018. Aujourd’hui, c’est 35 millions, soit plus de 200 % d’augmentation. Nous l’avons toujours dit : ce n’est pas une compétition de vendeurs de drogue. Nous ne sommes pas des narcos. Nous sommes des leaders politiques, porteurs de valeurs et attachés à des principes », a conclu Faya Millimouno.