À quelques heures du concours national de recrutement de 6 000 enseignants à la fonction publique, les autorités administratives de Mamou, Labé et N’Zérékoré assurent que le dispositif est prêt. Dans ces trois régions, 11 699 candidats sont attendus dans 21 centres d’examen, avec une attention particulière portée à la sécurité et à la transparence des épreuves.
Derniers réglages avant le jour J. À Mamou, Labé et N’Zérékoré, les équipes chargées d’organiser le concours national de recrutement des enseignants disent avoir pris les dispositions nécessaires pour accueillir les candidats ce samedi 17 octobre 2026.
Au total, 11 699 candidats doivent composer dans 21 centres répartis entre les trois régions. Identification des sites, préparation des salles, affichage des listes et mobilisation des agents de sécurité : les autorités affirment que l’essentiel est désormais en place. Reste à assurer le bon déroulement des épreuves et à préserver l’égalité des chances entre les candidats.
Mamou : 3 448 candidats attendus dans huit centres
Dans la région de Mamou, les préparatifs sont presque terminés, selon Souleymane Camara, inspecteur régional de l’administration publique. Les centres ont été identifiés, les listes établies et les responsables chargés de superviser les épreuves sont déjà à pied d’œuvre. « Presque tous les préparatifs sont terminés. Les formateurs sont là, les listes sont élaborées, les centres sont identifiés et les délégués qui sont dans ces centres ont commencé à travailler », explique-t-il.
La région doit accueillir 3 448 candidats dans huit centres d’examen. Pour éviter les incidents et limiter les risques de fraude, les autorités misent notamment sur la sécurisation des lieux et la présence des forces de sécurité. « Tous les centres qui ont été identifiés et retenus pour ce concours sont clôturés. Nous sommes avec la sécurité, surtout la gendarmerie, qui est impliquée pour garantir la sécurisation des lieux du concours », indique Souleymane Camara.
Labé : les organisateurs mettent en avant la sécurisation des épreuves
À Labé également, les responsables se veulent rassurants. Sory Doumbouya, inspecteur régional de l’administration publique, évoque une bonne coordination entre les différents services impliqués dans l’organisation du concours. « Je vous avoue que l’organisation se porte bien. Tous les secteurs impliqués dans ce processus de recrutement fonctionnent à merveille, à commencer par le président du comité d’organisation, qui est Monsieur le Gouverneur, ainsi que l’inspection, l’IRE et les services de sécurité », déclare-t-il.
Dans cette région, 3 183 candidats sont répartis dans cinq centres. L’affichage des listes est en cours afin que chacun puisse prendre connaissance de son lieu de composition avant le début des épreuves. « À Labé, nous avons 3 183 candidats répartis dans cinq centres. Ces cinq centres sont disponibles et ouverts. L’affichage est en cours au moment où je vous parle, et les candidats peuvent déjà connaître leur centre d’affectation », précise Sory Doumbouya.
Au-delà de l’organisation matérielle, la question de la transparence reste centrale. Pour y répondre, les responsables mettent en avant l’utilisation de questionnaires à choix multiples (QCM), dont le contenu est tenu secret jusqu’aux épreuves. « Tout est sécurisé. Nous, les organisateurs, ne savons pas quel candidat aura quelles questions ni quel sera le contenu de son questionnaire », affirme-t-il. Il insiste sur la confidentialité du dispositif : « chaque candidat a son propre questionnaire. Même nous, les organisateurs, nous ne savons pas ce que contiennent ces plis. »
N’Zérékoré : 5 068 candidats attendus dans huit centres
Dans la région de N’Zérékoré, les autorités assurent elles aussi que les conditions nécessaires au déroulement du concours sont réunies. Selon Maurice Sagno, inspecteur régional de l’administration publique, les salles ont été préparées et le dispositif sécuritaire est opérationnel depuis plusieurs jours. « Tout est mis en place pour le bon déroulement du concours. Tout ce que vous pouvez imaginer est mis en place. Les salles sont aménagées et apprêtées, y compris les candidats aussi, qui sont rassurés quand même du bon déroulement des épreuves. Le dispositif sécuritaire aussi est mis en place depuis quelques jours », déclare-t-il.
La région forestière enregistre le plus grand nombre de candidats parmi les trois régions concernées, avec 5 068 personnes attendues dans huit centres. Les autorités indiquent avoir privilégié des sites fermés et mobilisé des agents de la police et de la gendarmerie pour sécuriser les lieux. « Il y a 8 centres aménagés à Zérékoré, avec un effectif de 5 068 candidats. Tous les centres choisis pour le déroulement du concours sont dans l’enceinte d’une cour. Il n’ y a aucun centre où les salles sont exposées. Il y a eu la mobilisation des agents de la gendarmerie et de la police pour les mettre à la disposition de tous les centres afin de sécuriser le processus », souligne-t-il.
À Mamou, Labé comme à N’Zérékoré, les responsables administratifs affichent donc leur confiance à la veille des épreuves. Au-delà des préparatifs annoncés comme presque achevés, le véritable enjeu sera désormais de garantir un concours organisé dans des conditions équitables, où chaque candidat pourra composer dans la sérénité.

