Thierno Saïdou Diakité : « Le futur président de la FEGUIFOOT doit être un manager et un rassembleur »

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Le congrès électif de la Fédération guinéenne de football (FEGUIFOOT) est annoncé pour le 27 octobre prochain. À l’approche de ce rendez-vous, les débats s’intensifient autour du profil du futur président de l’instance dirigeante du football guinéen.

Dans cet entretien accordé à Guinée360, le consultant sportif Thierno Saïdou Diakité appelle les membres statutaires à privilégier un profil capable de rassembler les acteurs et de mettre fin à l’instabilité institutionnelle qui, selon lui, affecte la Fédération depuis plusieurs années. Il revient également sur le rôle du ministère des Sports dans le processus électoral.

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Guinée360 : Le congrès électif de la Fédération guinéenne de football est annoncé pour le 27 octobre. Comment appréciez-vous le contexte actuel ?

Thierno Saïdou Diakité : Le contexte ici, à mon avis, est qu’il s’agit d’une gestion transitoire qu’assure le secrétaire général de la FEGUIFOOT, Ibrahima Blasco Barry. Il faut que la Fédération ait un comité exécutif en bonne et due forme pour gérer les problèmes, notamment la discipline.

Quel profil souhaitez-vous voir à la tête de la Fédération guinéenne de football ?

Moi, je souhaite vivement lancer un appel aux membres statutaires, parce que ce sont eux qui vont élire les 53 ou 54 membres statutaires. Je leur lance un vibrant appel : cette fois-ci, je souhaite que le futur président de la Fédération guinéenne de football soit un manager, un rassembleur, quelqu’un qui est à l’écoute et qui a une vision . Il ne doit pas être élu pour satisfaire un groupe ou un clan, mais pour vraiment promouvoir la discipline.

Selon vous, de quoi le football guinéen a-t-il besoin pour se relever ?

Le football est la discipline sportive la plus populaire en Guinée. Il a donc besoin d’un gestionnaire, d’un visionnaire et vraiment de quelqu’un d’ambitieux pour rehausser le niveau du football guinéen. Parce qu’il faut le dire, depuis une dizaine d’années, on est dans une crise institutionnelle répétitive. Il faut donc qu’on puisse rompre avec cette instabilité institutionnelle et vraiment s’appesantir sur le développement et la promotion de la discipline.

Est-ce que c’est ce qui a manqué aux derniers présidents de la Fédération : l’ambition, la vision et les qualités de manager que vous évoquez ?

Oui, moi je pense que c’est ce qui a manqué. C’est-à-dire que quand il y a une crise, ça veut dire qu’il y a un dysfonctionnement. La crise n’est pas virtuelle, elle est réelle. Il y a des causes. Donc, moi, je pense que la cause principale, c’est que les présidents qui se sont succédé n’ont pas su gérer la famille du football. C’est pourquoi je dis que celui qui va être élu ne doit pas l’être pour satisfaire un groupe ou pour satisfaire un clan. Il est élu pour développer le football au bénéfice de tous les acteurs du football.

La Fédération relève d’un département ministériel. Son implication et sa responsabilité sont-elles engagées dans le choix d’un président capable de répondre aux aspirations du public sportif guinéen ?

Le problème, c’est que la Fédération bénéficie d’une délégation de pouvoir du ministère. Ce que le ministère peut faire, pour ne pas être taxé d’ingérence dans la gestion du football, chose que la FIFA et la CAF ne souhaitent pas, c’est donner des orientations. Ces orientations doivent obéir aux statuts et aux règles de la FIFA et de la CAF, ainsi qu’aux statuts propres à la Fédération. Donc, pour ce qui concerne l’Assemblée élective, le ministre ne peut donner que des orientations. C’est la seule chose qu’il peut faire. Ce sont les membres statutaires qui ont la lourde responsabilité de voter pour le futur président et le futur comité exécutif.