La 14ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations féminine a démarré le dimanche 26 juillet et se poursuivra jusqu’au 16 août prochain au Royaume du Maroc. Cette édition 2026 se distingue par plusieurs particularités : innovations dans l’organisation, dotation revue à la hausse, élargissement du nombre d’équipes participantes et intérêt médiatique considérable pour la diffusion du tournoi.
Pour la 3ᵉ fois consécutive, le Maroc accueille le grand rendez-vous du football féminin africain. Après plusieurs péripéties et quatre mois de retard sur le calendrier initial, la 14ᵉ édition de la CAN féminine a enfin débuté le 26 juillet à Rabat, dans un contexte assez particulier.
Maroc : nouvelle capitale du football féminin du continent
Le Royaume chérifien était déjà devenu le premier pays hôte de la CAN féminine en Afrique du Nord en 2022. Environ un mois après la fin de cette édition remportée par l’Afrique du Sud, il avait été désigné à nouveau pour organiser l’édition 2024, jouée en 2025. Il devient ainsi le premier pays à accueillir le tournoi deux fois consécutivement.
Pour cette édition 2026 également, la Confédération africaine de football (CAF) porte une nouvelle fois son choix sur le Maroc pour l’organisation de la compétition, dans 5 stades répartis entre les villes de Rabat et Casablanca.
Le Maroc rejoint ainsi les pays ayant organisé trois éditions, aux côtés du Nigeria (1998, 2002, 2006) et de l’Afrique du Sud (2000, 2004, 2010). Il devient aussi le premier hôte de trois éditions d’affilée.
La CAN féminine s’ouvre davantage
Malgré les nombreuses péripéties liées au report du tournoi, cette 14ᵉ édition s’annonce comme celle de toutes les innovations.
Pour la première fois, la CAN féminine passe à 16 équipes, soit 4 de plus que lors de l’édition précédente.
Cet élargissement traduit la volonté de la CAF de rendre la compétition plus attractive, plus ouverte et mieux organisée. Avec 4 poules de 4 équipes chacune, seuls les deux premiers de chaque groupe sont officiellement qualifiés pour les quarts de finale.
Une dotation financière revue à la hausse
À l’image de l’année dernière, la CAF a une nouvelle fois procédé à une augmentation de la prime de l’équipe championne. Si le Nigeria, vainqueur de l’édition précédente, avait empoché 1 million de dollars, les championnes de cette année recevront une enveloppe de 2 millions de dollars, soit une hausse de 100 %. Le vice-champion empochera 750 000 dollars, contre 500 000 pour le troisième et 400 000 pour l’autre demi-finaliste. Avec cette mesure, l’instance faîtière élève le niveau et rend la compétition plus importante en termes de prize money.
Un intérêt médiatique plus considérable
La Confédération Africaine de Football (CAF) a annoncé une couverture médiatique d’une envergure inédite pour cette édition 2026 du rendez-vous continental des talents féminins.
En plus des matchs diffusés sur la chaîne YouTube de la CAF, la CAN féminine sera retransmise par de nombreuses chaînes de télévision africaines et internationales: « afin de répondre à la hausse significative de la demande mondiale, la CAF intègre la diffusion des matchs sur sa chaîne YouTube CAF TV dans une sélection de marchés internationaux, dont le Royaume-Uni […] Plus de 18 chaînes de télévision gratuites assureront la diffusion des matchs », précise l’instance faîtière du football africain.
Cet intérêt médiatique témoigne de la progression du football féminin à travers le continent ces dernières années.

