CEDEAO : Abdoul Sacko dénonce un « déficit de cohérence entre les engagements et les pratiques »

3 min de lecture
Abdoul Sacko, coordinateur du Forum des forces sociales de Guinée

Au lendemain du 69e sommet ordinaire de la CEDEAO, tenu le 19 juillet 2026 à Freetown, en Sierra Leone, les réactions se multiplient sur l’avenir et les défis de l’organisation sous-régionale. Parmi les voix critiques figure celle du coordinateur national du Forum des Forces sociales de Guinée (FFSG), Abdoul Sacko, qui estime que l’institution est confrontée à une crise de crédibilité et de gouvernance.

Dans une déclaration intitulée « La crédibilité et la force de la CEDEAO commencent dans chacun de ses États membres, par la conduite des dirigeants et l’adhésion des peuples », l’acteur de la société civile dresse le constat d’une organisation qui, selon lui, peine à maintenir une cohérence entre les principes qu’elle défend et les pratiques des États membres.

- SMS NEWS -
SMS ALERTE - Mini Landing Page

📱 SMS ALERTE

L'actualité en direct sur votre mobile

🎉

3 JOURS GRATUITS

🎁

Profitez de nos actualités sans engagement

COMMENCER MON ESSAI GRATUIT
Actus Express
📱
Par SMS
🌐
Sans Internet

Pour Abdoul Sacko, le renforcement de la CEDEAO ne repose pas uniquement sur les textes adoptés ou les engagements pris lors des sommets, mais sur leur application effective au niveau national.
« Il se construira dans la capacité de chaque État membre à faire vivre les principes qu’il a librement acceptés. »

Selon lui, la responsabilité républicaine, le patriotisme institutionnel et le respect de l’État de droit doivent constituer les fondements d’une organisation régionale plus forte et davantage tournée vers les attentes des populations.

Dans un contexte marqué, à ses yeux, par une perte de confiance envers l’institution communautaire, Abdoul Sacko estime que les citoyens ouest-africains attendent désormais des résultats concrets plutôt que des engagements théoriques.
« Les peuples ouest-africains n’attendent pas uniquement des déclarations ambitieuses. Ils attendent des résultats concrets, des institutions dignes de confiance et des dirigeants qui incarnent les valeurs qu’ils défendent dans les enceintes régionales », a-t-il déclaré.

L’acteur de la société civile ajoute que la confiance et la participation citoyenne restent des éléments essentiels pour renforcer le processus d’intégration régionale.

Pour conclure, le coordinateur national du FFSG estime que le principal défi de la CEDEAO réside dans le décalage entre les engagements pris par les États membres et leurs pratiques au niveau national.
« La CEDEAO ne souffre pas seulement d’un déficit de textes. Elle souffre surtout d’un déficit de cohérence entre les engagements pris et les pratiques nationales. Restaurer cette cohérence est le principal levier sur lequel les ambitions de réforme et de renforcement stratégique doivent s’appuyer », a-t-il conclu.