Le Syndicat national de l’éducation (SNE) durcit le ton à deux mois de la rentrée scolaire 2026 – 2027. Son secrétaire général, Michel Pépé Balamou, a averti les autorités d’un possible blocage de la reprise des cours si les engagements contenus dans le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 entre l’intersyndicale de l’éducation et le gouvernement ne sont pas respectés.
Lors d’un point de presse animé le lundi 13 juillet, le responsable syndical a dénoncé le retard enregistré dans la mise en œuvre de plusieurs dispositions de cet accord. Selon lui, l’intersyndicale pourrait intensifier la pression sur le gouvernement dans les prochaines semaines.
« Il ne reste que deux mois pour la rentrée des classes. Si le gouvernement traîne, l’intersyndicale de l’éducation aussi va essayer d’accentuer la pression parce que nous avons laissé le déroulement des examens. Mais cette fois-ci, si tous ces problèmes-là ne sont pas résolus avant la rentrée scolaire, là nous nous opposons catégoriquement à l’ouverture des classes, tant que tous les points inscrits dans le protocole d’accord en date du 3 janvier 2026 ne sont pas remplis », a déclaré Michel Pépé Balamou.
Pour le secrétaire général du SNE, les enseignants ne formulent pas de nouvelles revendications, mais réclament l’application d’engagements déjà pris par les autorités. Il rappelle que le protocole d’accord a été signé par des représentants du gouvernement, qui doivent désormais respecter leurs engagements.
« Ce n’est pas nous, c’est eux qui ont signé. On ne pose pas de nouvelles revendications. Ce sont les représentants du gouvernement qui ont signé. Donc s’ils ont apposé leur signature, ils ont l’obligation de respecter leurs engagements. S’ils ne respectent pas leur engagement, nous risquons de rentrer dans une nouvelle zone de turbulence à l’ouverture des classes », a-t-il soutenu.
Au cœur des préoccupations du syndicat figure notamment la signature et l’application du statut particulier des enseignants, que Michel Pépé Balamou présente comme une exigence prioritaire et non négociable.
« Parce que le statut particulier, la signature et l’application du statut particulier sont des impératifs catégoriques non négociables. Quoi qu’il va arriver, même s’ils vont passer par mille chemins, tant que le statut n’est pas signé, nous allons catégoriquement nous opposer à toute ouverture des classes et nous allons recourir à tous les moyens légaux à nos dispositions pour agir et faire aboutir tous nos points de revendication », a-t-il conclu.
Après plus de six semaines de négociations sous médiation officielle, le Gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation (FSPE, SLECG et SNE) ont signé, dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, un protocole d’accord majeur. Le compromis prévoit notamment la revalorisation de plusieurs primes, le déblocage de salaires en souffrance, le reclassement des enseignants admis aux examens professionnels et des engagements clairs sur les contractuels, ouvrant la voie à une accalmie durable dans le secteur éducatif.

