Infrastructures routières : Bah Oury appelle à accélérer l’exécution des grands chantiers

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Le Premier ministre Bah Oury a effectué, lundi 13 juillet 2026, une visite de travail au ministère des Infrastructures et des Travaux publics afin d’évaluer l’état d’avancement des principaux projets routiers en cours sur l’ensemble du territoire national. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des grands programmes gouvernementaux, alors que la Guinée intensifie ses investissements pour moderniser un réseau routier encore insuffisant au regard des besoins de développement et d’intégration du pays.

Les échanges ont porté sur plusieurs projets considérés comme prioritaires, notamment les axes Mamou–Labé, Labé–Mali, Mamou–Faranah, Boké–Gaoual, ainsi que différents corridors régionaux intégrés au programme Simandou 2040.

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À cette occasion, le chef du gouvernement a réaffirmé le rôle stratégique des infrastructures routières dans la transformation économique du pays. « Les infrastructures sont essentielles pour le développement d’un pays. Vous ne pouvez pas développer l’agriculture s’il n’y a pas de routes pour désenclaver certaines zones qui sont pour le moment peu accessibles. L’activité économique peut être ralentie et fortement pénalisée par l’absence d’infrastructures routières », a déclaré Bah Oury.

Le Premier ministre a également souligné que la stratégie gouvernementale vise à faire des infrastructures un véritable moteur de croissance, au-delà des perspectives offertes par le programme Simandou. « Puisque nous voulons avoir un taux de croissance relativement élevé indépendamment du programme Simandou, il faudrait que les autres secteurs soient aussi des facteurs de croissance. Pour cela, il faut des infrastructures », a-t-il insisté.

Cette visite intervient dans un contexte marqué par la poursuite d’un vaste programme de modernisation du réseau routier national. La Guinée dispose actuellement d’environ 45 300 kilomètres de routes, dont 7 576 kilomètres de routes nationales. Seuls 2 779 kilomètres sont revêtus, alors que ces axes concentrent près de 80 % du trafic routier.

Dans le cadre du programme Simandou 2040, plusieurs projets structurants sont en cours d’exécution, notamment sur les corridors Mamou–Faranah, Mamou–Labé, Labé–Mali, Boké–Gaoual et Kankan–Kissidougou. À ces travaux s’ajoutent la construction et la réhabilitation de centaines d’ouvrages d’art destinés à renforcer la mobilité et la connectivité entre les différentes régions du pays.

Malgré ces efforts, le déficit d’infrastructures demeure important. Avec une densité routière estimée à 3,8 kilomètres pour 100 km², la Guinée reste en deçà de plusieurs pays de la sous-région. Les autorités se sont fixé pour objectif de construire 2 000 kilomètres d’autoroutes et de porter le réseau de routes bitumées à 10 000 kilomètres d’ici à 2040 afin d’améliorer durablement la desserte du territoire.

À l’issue de la réunion, le ministre des Infrastructures et des Travaux publics, Facinet Conté, s’est félicité de l’implication du Premier ministre dans le suivi des projets en cours. « Nous lui avons présenté nos projets prioritaires. Il a posé des questions pertinentes sur leur niveau d’exécution. Le problème des routes préoccupe tout le monde et le Premier ministre connaît parfaitement ces dossiers. C’est un atout pour nous », a-t-il indiqué.

Le ministre a précisé que les discussions ont également porté sur les solutions de financement des infrastructures, un enjeu majeur pour la mise en œuvre des ambitions gouvernementales. « Il nous a partagé certaines de ses idées sur les modalités de financement afin que ces infrastructures puissent être réalisées sans entraîner un risque d’endettement excessif pour le pays », a-t-il précisé.

Le financement demeure en effet l’un des principaux défis de la politique nationale des infrastructures. Les autorités devront poursuivre les investissements tout en garantissant un entretien durable du réseau existant et en maîtrisant le niveau d’endettement public.