À la suite de l’agression d’une collégienne, violemment prise à partie et filmée par certaines de ses camarades jusque dans son domicile familial à Labé, d’autres vidéos impliquant des lycéennes et collégiennes exposant des aspects de leur vie privée ont circulé sur les réseaux sociaux. Des faits qui ont suscité une vive émotion au sein de l’opinion.
Face à cette situation, la Fédération Guinéenne des Parents d’Élèves, Étudiants et Amis de l’école (FEGUIPAE) a réagi à travers une déclaration rendue publique ce mardi 17 février 2026. Sa présidente, Adama Sow, a condamné avec fermeté ces comportements.
« C’est une honte totale pour tous les élèves, parents et proches », a-t-elle déclaré.
Selon elle, ces actes traduisent un déficit d’encadrement et appellent à une mobilisation accrue des familles. « Nous interpellons tous les autres parents à plus de rigueur dans l’encadrement de nos enfants. Rien ne sert à construire des immeubles et autres réalisations si nos héritiers sont mal encadrés », a-t-elle insisté.
La présidente de la FEGUIPAE a également souligné l’importance du rôle des associations de parents d’élèves et des administrations scolaires. « Aux APEAE et parents d’élèves, il faut renforcer le partenariat avec l’administration scolaire pour un suivi rigoureux des élèves, car le vivre ensemble en communauté, surtout des adolescents, fait qu’un petit acte néfaste est susceptible d’impacter négativement un grand nombre d’enfants », a-t-elle indiqué.
Concernant les mesures à envisager, la fédération privilégie des sanctions à visée éducative plutôt que l’exclusion définitive. Elle propose notamment d’obliger les élèves concernées à « Être à l’école avant tous les autres élèves jusqu’à la fin de l’année ; Balayer la salle de classe jusqu’à la fin de l’année ; Rédiger chacune un texte de sensibilisation sur les bons comportements à tenir, en conformité avec le règlement de l’école, et le lire à la montée des couleurs ; Faire signer par les parents un engagement pour ne plus reproduire ces actes et assurer un suivi régulier des enfants à l’école. »
Pour Adama Sow, l’accompagnement des familles demeure essentiel afin de prévenir toute récidive et préserver la scolarité des jeunes filles impliquées. « Unissons-nous pour aider les parents des élèves concernés à s’améliorer pour le futur. Vouloir dispenser ces élèves des cours pour le reste de l’année contribuerait à l’abandon et à la déperdition scolaire, et irait à l’encontre de l’éducation pour tous et du programme décennal de l’Éducation. Plus jamais de tels comportements par nos enfants », a-t-elle conclu.
Cette prise de position intervient alors que les enquêtes se poursuivent à Labé. Par ailleurs, l’exclusion disciplinaire de cinq lycéennes à Boké a récemment été rendue publique, relançant le débat sur le renforcement de l’encadrement parental et scolaire face aux dérives observées chez certains adolescents.


