À une semaine du début du mois de Ramadan, les autorités guinéennes intensifient leur communication sur la régulation des prix des produits de première nécessité. À la suite de la rencontre entre le président de la République, Mamadi Doumbouya, et les acteurs du secteur privé, le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a détaillé les mesures engagées pour contenir la hausse des prix sur les marchés.
D’emblée, le porte-parole a rappelé le contexte international marqué par une flambée généralisée des denrées alimentaires et des coûts logistiques. « C’est vrai, les coûts mondiaux des produits alimentaires augmentent (…) les tensions dans le Golfe, la crise russo-ukrainienne et l’appréciation du prix des hydrocarbures ont des impacts sur le transport. Lorsque le prix du transport augmente, nécessairement, nous payons plus cher dans notre assiette », a-t-il expliqué.
Face à cette situation, le gouvernement affirme avoir privilégié une stratégie d’atténuation plutôt qu’un gel administratif des prix. « Une des manières d’atténuer ça, c’est d’éliminer les taxes légitimes que l’État prend sur ces produits lorsqu’ils arrivent », a indiqué Ousmane Gaoual Diallo, estimant que sans ces ajustements fiscaux, certains produits seraient cédés à des tarifs bien plus élevés.
Le ministre a illustré son argumentaire par l’évolution du blé sur le marché international. « Si vous prenez le blé, la tonne est passée de 130 dollars à près de 700 dollars aujourd’hui, mais nous continuons à payer le pain autour de 4 500 francs guinéens », a-t-il souligné, jugeant que la hausse locale demeure contenue au regard des tendances mondiales.
Il a également évoqué la suppression de certaines charges portuaires et fiscales afin de réduire les coûts d’importation. « On a éliminé toutes les surestaries (…) l’allègement des taxes permet de maîtriser ces prix et de les maintenir à la baisse », a-t-il affirmé, tout en reconnaissant que ces mesures ne sauraient empêcher toute variation.
Pour l’exécutif, l’enjeu est de limiter l’impact de la conjoncture internationale sur le panier de la ménagère durant le Ramadan. « Atténuer, ça ne veut pas dire annuler toute possibilité d’augmentation de prix (…) mais l’appréciation est très faible par rapport à ce qu’elle aurait dû être sans ces mesures », a conclu le porte-parole.

