Le président de la transition du Niger, le général Abdourahmane Tiani, a accusé ouvertement les présidents français Emmanuel Macron, ivoirien Alassane Ouattara et béninois Patrice Talon, à la suite de l’attaque visant la base aérienne 101 de l’armée de l’air nigérienne, située à proximité de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, dans la nuit du 28 au 29 janvier.
En visite sur le site après les faits, le chef de l’État nigérien a évoqué une tentative d’infiltration menée par des « mercenaires téléguidés ». Il a salué la réaction rapide des forces de défense et de sécurité, ainsi que celle des partenaires russes présents sur place.
Selon le général Tiani, cette riposte coordonnée a permis de repousser l’attaque en un temps record. « Réaction qui a permis dans les 20 minutes qui suivent de mettre l’ennemi totalement en déroute. Certains sont neutralisés sur le champ, d’autres ont été neutralisés dans leur panique de déroute. Nous félicitons l’ensemble des forces de défense et de sécurité. Nous félicitons l’ensemble des forces de défense et de sécurité qui ont su coordonner leur action ainsi que les partenaires russes qui ont défendu avec professionnalisme leur secteur de sécurité », a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, le président de la transition a adressé une mise en garde directe à ceux qu’il désigne comme les soutiens des assaillants. « Nous rappelons aux sponsors de ces mercenaires, notamment Emmanuel Macron, Patrice Talon, Alassane Ouattara. Nous les avons suffisamment écoutés. Vous voyez qu’ils s’apprêtent eux aussi à leur tour à nous écouter », a-t-il lancé.
Ces déclarations s’inscrivent dans un contexte dNigere fortes tensions diplomatiques et sécuritaires entre le Niger et plusieurs pays de la sous-région, ainsi qu’avec la France, depuis le changement de régime intervenu à Niamey.


