Guinée : TLP dénonce l’enlèvement d’un mineur et interpelle les autorités

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L’organisation de la société civile Tournons La Page (TLP) Guinée a dénoncé l’enlèvement de Mohamed Camara, fils de Ansou Damaro un adolescent âgé de 15 ans, interpellé dans la nuit du 28 avril 2026 à Kissosso, dans la commune de Matoto.

Dans une déclaration rendue publique, ce jeudi 30 avril TLP-Guinée condamne un acte qu’elle qualifie d’« arbitraire » et alerte sur une grave atteinte aux droits de l’enfant. L’organisation affirme que cette interpellation constitue une violation de la Convention relative aux droits de l’enfant, de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, ainsi que de la Constitution guinéenne.

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Selon elle, l’adolescent aurait été ciblé en raison des positions politiques de son père, connu pour ses critiques à l’égard des autorités de la transition issues du coup d’État du 5 septembre 2021. « Cibler un adolescent de 15 ans en raison des opinions politiques de son père […] franchit un seuil inacceptable », dénonce TLP Guinée, avant d’ajouter : « aucun différend politique ne justifie que l’on s’en prenne à un enfant ».

Alors que les circonstances de cette interpellation ainsi que le lieu de détention du mineur restent inconnus, l’organisation y voit un acte de représailles visant à intimider les voix critiques. Elle affirme avoir documenté, depuis le 5 septembre 2021, « une escalade inquiétante d’arrestations arbitraires, de disparitions forcées et de pressions sur les familles d’opposants ».

« Utiliser un mineur de 15 ans comme moyen de pression contre un père engagé est non seulement illégal, mais moralement indéfendable. Cela révèle une dérive autoritaire où la répression ne connaît plus de limites, pas même l’innocence de l’adolescence », soutient l’organisation.

Face à cette situation, la coordination de TLP-Guinée exige la libération « immédiate et inconditionnelle » de Mohamed Camara, ainsi que des garanties quant à son intégrité physique et psychologique. Elle appelle également la communauté internationale à réagir : « Nous appelons la CEDEAO, l’Union africaine, l’UNICEF, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme et tous les partenaires de la Guinée à exiger des comptes. La communauté internationale ne peut rester silencieuse face à l’instrumentalisation des mineurs à des fins politiques ».

TLP Guinée prévient enfin qu’elle tiendra les autorités responsables de tout préjudice subi par le mineur.
Cette affaire intervient dans un climat marqué par des dénonciations récurrentes d’arrestations et de disparitions d’opposants, dont certains restent, à ce jour, sans nouvelles de leurs proches.