Le bureau exécutif de la section syndicale de l’Institut supérieur de l’information et de la communication (ISIC) de Kountia menace d’observer un mot d’ordre de grève. Un préavis a été officiellement déposé auprès de la Direction générale de l’établissement. Les travailleurs de cette institution d’enseignement supérieur réclament, entre autres, l’amélioration de leurs conditions de travail, une meilleure gouvernance interne ainsi que le relèvement de la qualité des prestations académiques et administratives. La section syndicale dénonce également le retard récurrent dans le paiement des subventions allouées à l’ISIC. Dans cet entretien accordé à Guinee360, Mohamed Soumaoro, porte-parole du le Syndicat national autonome de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNAESURS) apporte des précisions.
Guinee360 : Vous avez déposé un préavis de grève à la Direction générale de l’ISIC de Kountia. Pour quels motifs ?
Mohamed Soumaoro : C’est une question de dysfonctionnement. Mais ce qui a déclenché l’avis de mettre un préavis de grève, c’est le retard accusé dans le décaissement de la subvention de l’institution, qui impacte négativement le fonctionnement des services. C’est ce qui a prévalu à cet appel à la grève.
Guinee360 : Comment la Direction générale a-t-elle réagi ?
Vous savez, une crise, ce sont des consultations. La gestion d’une crise se fait par entretien et par consultation. Depuis que nous sommes arrivés ce matin, nous sommes engagés dans des consultations avec les différentes parties. Nous avons échangé avec la Direction générale, qui a la main sur la gestion. Nous venons également d’échanger avec la partie syndicale. Nous observons une pause et reprendrons les consultations à 15 heures avec le pôle financier. Ce sont les trois parties concernées. Depuis ce matin, voilà les activités que nous menons. Les débats portent essentiellement sur la plateforme revendicative et le préavis. Le débat ne peut pas aller ailleurs. Lors d’une négociation syndicale, les discussions portent sur le contenu de la plateforme reçue. Évidemment, d’autres problèmes peuvent s’y ajouter. La revendication syndicale n’est pas figée, elle évolue en fonction du terrain.
L’espoir est-il permis ?
Nous avons toujours pensé que l’espoir est permis. On ne vient pas à une négociation dans l’idée que les choses ne vont pas bouger. À partir du moment où l’on s’engage dans une négociation, cela signifie que l’on estime qu’une issue est possible. Un syndicat ne vient pas à une négociation avec l’esprit fermé à toute solution. On vient avec de l’espoir. Et aujourd’hui, les consultations en cours vont, pour le moment, dans le sens d’une résolution de la situation.
Peut-on s’attendre à une sortie de crise ?
C’est le terrain qui commande le combattant, mais c’est notre souhait. Nous ne voudrions pas passer cette journée sans parvenir à un accord.



