À quelques jours de l’installation des nouveaux conseils communaux, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, a adressé une lettre circulaire aux gouverneurs de régions, préfets et sous-préfets afin de préciser les modalités pratiques de la session inaugurale prévue le jeudi 2 juillet 2026, conformément à l’arrêté A/2026/407/MATD/SGG du 23 juin 2026.
Le document rappelle que cette journée sera exclusivement consacrée à l’installation officielle des conseillers communaux élus le 31 mai 2026, à l’élection des maires et à celle des vice-maires.
Le ministre justifie cette démarche par les difficultés rencontrées lors des précédents cycles électoraux. « Les précédents cycles électoraux ayant révélé certaines difficultés dans la mise en place des exécutifs communaux, notamment des blocages pouvant affecter le fonctionnement des institutions communales, il apparaît nécessaire de renforcer la coordination et l’encadrement de ces opérations », souligne la circulaire.
Afin d’éviter tout incident, le MATD demande aux autorités administratives de veiller au strict respect des procédures. « Je vous instruis de prendre toutes les dispositions nécessaires afin de garantir l’installation effective des conseillers communaux et l’élection des maires et des vice-maires dans les conditions de régularité, de transparence et d’apaisement», insiste le ministre.
La circulaire détaille également le déroulement de la session. L’installation des conseillers sera présidée par l’autorité de tutelle (gouverneur, préfet ou sous-préfet, ou leurs représentants) avant que la présidence de l’élection du maire ne soit confiée au doyen d’âge non candidat, assisté des deux plus jeunes conseillers présents non candidats.
Le ministère met un accent particulier sur les conditions d’ouverture de la session. Celle-ci ne pourra se tenir qu’en présence de la majorité absolue des conseillers élus, calculée selon la formule Q = N/2 + 1. À titre d’exemple, pour un conseil communal composé de 31 élus, la présence d’au moins 16 conseillers sera requise pour atteindre le quorum.
Le texte prévoit également plusieurs mesures destinées à garantir la sincérité du scrutin. « Les candidats déclarés au poste de maire ont l’obligation légale de sortir de la salle pendant toute la durée du scrutin », précise la circulaire, qui rappelle que le vote se déroulera obligatoirement à bulletin secret.
Concernant les résultats, la majorité absolue sera exigée au premier tour. En cas de second tour, la majorité relative suffira entre les deux candidats arrivés en tête. Le ministère introduit aussi des règles de départage inédites en cas d’égalité parfaite des voix : « La femme candidate est prioritairement proclamée élue afin de favoriser la représentativité de genre. À défaut de candidature féminine, le candidat le plus jeune est déclaré élu.»
À l’issue du scrutin, le représentant de l’État procédera à la remise de la cocarde aux couleurs nationales ainsi que du cachet de la commune au maire élu, avant son allocution d’investiture. Les vice-maires seront ensuite élus dans les mêmes conditions.
Le ministre Ibrahima Kalil Condé conclut sa circulaire en appelant les autorités administratives à une application stricte des instructions. « J’attache du prix à l’exécution rigoureuse des présentes instructions », écrit-il, alors que les regards sont désormais tournés vers la journée du 2 juillet, qui marquera la mise en place des nouveaux exécutifs communaux à travers le pays.
Le nombre de conseillers et le plafond de vice – maires varient selon le tableau ci-après :


