Violences sexuelles en Guinée : Ousmane Gaoual Diallo appelle à une prise de conscience collective

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Ousmane Gaoual Diallo, ministre porte-parole du gouvernement

Le ministre porte-parole du gouvernement guinéen, Ousmane Gaoual Diallo, a réagi à la recrudescence des cas de viol et de violences faites aux femmes et aux enfants en Guinée, notamment à la suite de l’affaire survenue récemment à Mandiana, qui a provoqué une vague d’indignation au sein de l’opinion publique.

S’exprimant ce lundi 27 juillet 2027 lors d’une conférence, le ministre a condamné ces actes qu’il qualifie d’« abjects » et a appelé à une mobilisation collective pour lutter contre ces violences.

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Selon lui, l’affaire de Mandiana a été portée à la connaissance des autorités judiciaires, qui ont déjà ouvert une procédure. « On m’a partagé la vidéo, ce qui m’a amené à saisir le procureur général. J’ai partagé avec les autorités judiciaires et, en retour, le procureur de Kankan m’a informé qu’une instruction était déjà en cours », a-t-il expliqué.

Ousmane Gaoual Diallo s’est également inquiété de l’âge des personnes impliquées dans ces actes. « Ce sont des enfants. En regardant les images, j’ai vu des jeunes de 14 ou 15 ans. Je ne pense même pas qu’ils réalisent qu’ils sont en train de poser un acte qui peut bouleverser toute leur vie », a-t-il déclaré.
Pour le ministre, cette situation interpelle toute la société guinéenne : les familles, les citoyens et les institutions. « Il faut que chacun se pose la question de sa part de responsabilité : l’acceptation de certains comportements, le silence autour de certaines pratiques et le manque de réaction face aux violences », a-t-il insisté.

Il a particulièrement salué le courage des victimes, estimant qu’elles doivent être protégées et accompagnées. « Ce sont elles qui ont besoin de protection. Ce sont elles qui doivent pouvoir grandir, relever la tête et être reconnues pour avoir résisté à leurs bourreaux », a-t-il souligné.

Le ministre a par ailleurs dénoncé le partage des images de victimes sur les réseaux sociaux, rappelant que cette pratique constitue une nouvelle forme de violence. « En pensant aider la victime, on l’expose davantage. On contribue à détruire son image et sa dignité », a-t-il averti.

Appelant les citoyens à faire preuve de responsabilité, Ousmane Gaoual Diallo a demandé à chacun de ne pas participer à la diffusion de contenus portant atteinte aux victimes. « J’ai moi-même supprimé ces images et demandé à mes enfants de le faire. Nous ne devons pas devenir des relais de cette mauvaise image », a-t-il déclaré.

Au-delà de l’affaire de Mandiana, le porte-parole du gouvernement estime que la Guinée doit engager une réflexion profonde sur les violences faites aux enfants et aux femmes. Il a notamment évoqué certaines pratiques sociales encore présentes dans le pays, comme les mariages précoces, qui constituent selon lui des violations graves des droits des enfants.
« Ce cas que nous avons vu n’est peut-être qu’un parmi tant d’autres qui restent cachés dans les familles, les quartiers et les villages. Nous devons ouvrir les yeux et agir », a-t-il conclu, appelant à renforcer la sensibilisation et la protection des victimes.