Décision de la CEDEAO : le MoDeL estime que « l’innocence d’Aliou Bah est prouvée »

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À la suite de la décision rendue par la Cour de justice de la CEDEAO en faveur d’Aliou Bah, le Mouvement démocratique libéral (MoDeL) a exprimé, ce samedi 27 juin 2026, sa satisfaction lors de son assemblée générale hebdomadaire tenue à son siège national de Nongo.

Dans son arrêt prononcé le jeudi 25 juin 2026, la Cour de justice de la CEDEAO a ordonné à l’État guinéen de mettre fin à la détention d’Aliou Bah, président du MoDeL, condamné pour offense et diffamation à l’encontre du président de la Transition, Mamadi Doumbouya. La juridiction communautaire a également condamné l’État guinéen au paiement d’un franc CFA symbolique à titre de réparation.

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Présidant la rencontre, le porte-parole du MoDeL, Moïse Diawara, a salué une décision qu’il considère comme une reconnaissance de l’innocence de son leader.

« Au fil du temps, nous comprenons qu’Aliou Bah est un homme cohérent, constant et fidèle à sa parole ainsi qu’à ses engagements. Malgré les épreuves qu’il traverse depuis maintenant 18 mois de privation de liberté, loin de sa famille et de ses activités, il n’a jamais cessé de faire preuve de résilience », a-t-il déclaré.

Moïse Diawara a rappelé que le parti avait suivi toutes les procédures judiciaires disponibles avant de saisir la juridiction communautaire.

« Depuis son arrestation, Aliou Bah nous a demandé d’épuiser toutes les voies de recours possibles. Nous avons d’abord engagé toutes les démarches en Guinée. Après avoir constaté que nous n’obtenions pas gain de cause, nous avons porté l’affaire devant la Cour de justice de la CEDEAO », a-t-il expliqué.

Pour le porte-parole du MoDeL, l’arrêt de la Cour constitue une étape majeure dans le combat judiciaire mené par le parti.

« Il était important que son innocence soit reconnue par une institution judiciaire. Il est particulièrement douloureux qu’un innocent soit considéré comme coupable, que ce soit dans son pays ou ailleurs. Aujourd’hui, à travers cette décision de la CEDEAO, nous estimons que l’innocence de notre président est établie. C’est un motif de grande satisfaction », a-t-il affirmé.

Il a également insisté sur la nécessité de mener le combat politique dans le respect des principes démocratiques.

« Nous devons être fiers de défendre une lutte politique fondée sur les principes. Ce n’est pas un exercice facile, mais certains doivent accepter de relever ce défi afin de servir d’exemple », a-t-il soutenu.

Selon lui, plusieurs possibilités s’offraient à Aliou Bah pour retrouver la liberté, mais ce dernier a choisi de privilégier exclusivement la voie judiciaire.

« D’autres options existaient pour obtenir sa libération. Mais Aliou Bah a fait le choix de s’en remettre à la justice. Aujourd’hui, nous pensons que les faits lui donnent raison, et cela est réconfortant », a conclu Moïse Diawara.

De son côté, le responsable de l’information et de la communication du MoDeL, Ibrahima Diallo, a indiqué que le parti ne commenterait pas les aspects juridiques de la décision, estimant que cette responsabilité revient au collectif d’avocats d’Aliou Bah.

« Nous ne nous prononcerons pas sur les questions juridiques. Les avocats du président Aliou Bah sont les mieux placés pour expliquer la portée de cette décision. En revanche, nous appelons les autorités guinéennes à respecter et à exécuter l’arrêt de la Cour », a-t-il déclaré.

Ibrahima Diallo a enfin exhorté les autorités judiciaires à donner suite à la décision de la juridiction communautaire, rappelant les engagements de la Guinée envers la CEDEAO.

« Au moment où la Guinée se félicite de son retour au sein des instances de la CEDEAO, il est essentiel qu’elle honore les engagements qui en découlent. Nous exhortons les autorités, notamment judiciaires, à procéder à l’exécution de cette décision », a-t-il conclu.