La Guinée enregistre des avancées significatives dans le secteur de l’électricité, selon des informations de la Banque mondiale publiées dans le cadre de la « Mission 300 », une initiative conjointe avec la Banque africaine de développement (BAD) visant à « raccorder 300 millions de personnes supplémentaires en Afrique à l’électricité d’ici 2030 ». L’ambition affichée est claire : « éradiquer la pauvreté énergétique, stimuler la croissance économique et améliorer les conditions de vie ».
D’après l’institution de Bretton Woods, « les résultats sont visibles » en Guinée. Grâce au projet d’interconnexion de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG), le pays dispose désormais « d’une capacité d’échanges d’électricité de 340 000 kVA, alors qu’elle était inexistante en 2015 ».
La Banque mondiale met également en avant une amélioration attendue de la performance du réseau national. Les pertes commerciales, évaluées à environ 40 %, « devraient passer de 40 % à 20 % d’ici 2030 ». Cette évolution serait rendue possible par « la modernisation du réseau, la régularisation des connexions illégales et le déploiement de compteurs prépayés ».
Ces avancées s’inscrivent dans une dynamique régionale renforcée. Selon la Banque mondiale, les centrales hydroélectriques guinéennes fournissent aujourd’hui « de l’énergie propre sur leur territoire national et exportent 1 174 GWh par an vers le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau ».
La mise en service de l’interconnexion OMVG, reliant la Guinée au Sénégal, à la Gambie et à la Guinée-Bissau, a « permis le commerce de l’électricité et l’accès à une hydroélectricité propre ». À Boké, « les nouvelles lignes et sous-stations ont permis une électricité stable et abordable à des milliers de personnes », contribuant ainsi à « l’émergence de nouvelles petites entreprises et à la création d’emplois ».
Composante essentielle du Système d’échange d’énergie électrique ouest-africain (EEEOA), l’interconnexion OMVG « permet d’anticiper les marchés de l’électricité et d’optimiser les flux d’énergie », aidant les pays membres « à partager les ressources et à stabiliser leurs réseaux ». Depuis 2015, souligne la Banque mondiale, « la capacité d’exportation d’électricité de la Guinée est passée de pratiquement zéro à 440 000 kVA », contribuant à « l’interconnexion complète du réseau de l’EEEOA ».
Au-delà de la réduction des pertes sur son propre réseau, la Guinée contribue ainsi, selon la Banque mondiale, à « optimiser les flux d’énergie, partager les ressources et stabiliser les réseaux » à l’échelle de toute la sous-région ouest-africaine.




