Les résultats des examens nationaux, session 2026, sont désormais connus en Guinée. Cette année, le taux de réussite s’établit à 63,35 % au Certificat d’études élémentaires (CEE), 58,96 % au Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et 38,08 % au Baccalauréat unique.
Comparés aux sessions précédentes, ces résultats traduisent une progression globale, particulièrement au BEPC et au Baccalauréat. En 2025, les taux de réussite étaient de 58,42 % au CEE, 54,16 % au BEPC et 32,33 % au Baccalauréat, contre respectivement 63,22 %, 47,11 % et 24,64 % en 2024.
Réagissant à cette évolution, la présidente de la Fédération guinéenne des parents d’élèves et amis de l’école (FEGUIPAE), Adama Sow, s’est félicitée de cette amélioration, qu’elle qualifie d’encourageante.
« Comparativement aux années passées, il y a une légère amélioration des résultats. C’est vraiment une bonne chose que nous saluons et nous encourageons à faire encore mieux », a-t-elle déclaré.
Selon elle, le taux de réussite au Baccalauréat devrait encore progresser à l’issue de la session de rattrapage.
« Avec cette session, les candidats auront une nouvelle chance puisqu’ils composeront dans deux matières. Je suis convaincue qu’il y aura encore de nouveaux admis. Le taux de réussite, qui est actuellement de 38,08 %, va encore augmenter. C’est un véritable motif de satisfaction et j’espère que cette dynamique se poursuivra », a-t-elle indiqué.
Pour la présidente de la FEGUIPAE, cette progression est le résultat des efforts conjugués des enseignants, des parents d’élèves et des candidats eux-mêmes.
« Les principaux facteurs qui ont contribué à cette amélioration sont le travail des enseignants dans les salles de classe, l’accompagnement des parents, mais surtout les efforts des élèves. Malgré les difficultés, beaucoup ont fait preuve de discipline. Ils ont été assidus, ont écouté leurs enseignants et donné le meilleur d’eux-mêmes », a-t-elle expliqué.
S’adressant aux candidats non admis, Adama Sow les invite à ne pas se décourager et à envisager d’autres perspectives de formation.
« À ceux qui n’ont pas été admis, je dis que ce n’est pas la fin du monde. Il faut continuer à se préparer pour mieux affronter les examens de l’année prochaine. Il existe également des passerelles. Après le collège comme après le lycée, il est possible d’intégrer des établissements de formation professionnelle afin d’apprendre un métier », a-t-elle conseillé.
Elle plaide également pour une meilleure valorisation de l’enseignement technique et professionnel, qu’elle considère comme un levier essentiel pour répondre aux besoins du marché de l’emploi.
« Nous ne devons pas penser uniquement à l’université. Il faut aussi accepter de se former aux métiers. Ce sont des filières porteuses dont le pays a besoin. Elles permettront à nos jeunes de saisir les opportunités offertes par les nouvelles entreprises qui s’implantent. Il ne suffit pas d’obtenir un diplôme universitaire ; il est indispensable d’acquérir des compétences à travers les écoles professionnelles afin de renforcer son employabilité », a-t-elle soutenu.
Poursuivant son intervention, la présidente de la FEGUIPAE a insisté sur l’importance de la qualification professionnelle.
« Sinon, d’autres viendront occuper ces emplois à notre place et nous nous plaindrons ensuite que les entreprises recrutent des étrangers. Pourtant, à compétence égale, tous les Africains se valent. Ce sont les compétences qui font la différence. C’est pourquoi j’encourage les jeunes à apprendre un métier », a-t-elle conclu.

