Collectivités locales : le PANAFIC entre bilan et perspectives

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Conakry a accueilli, les 22 et 23 septembre 2026, un atelier de capitalisation du PANAFIC. Selon la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, les dix millions d’euros engagés dans ce programme ont été entièrement utilisés. Les échanges ont porté sur les résultats obtenus, mais aussi sur les difficultés que les collectivités locales doivent encore surmonter.

« Le PANAFIC a tenu parole », a déclaré la ministre Djenabou Touré. D’après elle, plus de cinq millions de personnes, dont une majorité de femmes, ont bénéficié du programme. Elle a fait état d’une centaine de microprojets livrés aux populations : écoles, points d’eau, structures sanitaires, unités de fabrication de savon gérées par des groupements féminins ou encore actions de protection de sources et de forêts.

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La ministre a également indiqué que les collectivités décentralisées avaient reçu des ordinateurs leur permettant de présenter leurs comptes de gestion à l’aide d’un outil numérique. Selon elle, tous les microprojets de la dernière génération ont été achevés dans les délais. Elle estime par ailleurs que le transfert direct des financements aux communes a été le mécanisme le plus efficace du dispositif.

Ces résultats n’effacent toutefois pas les insuffisances. « Nous ne sommes pas ici pour célébrer. Nous sommes ici pour apprendre », a insisté Djenabou Touré. La participation des femmes aux instances de décision reste inférieure à la cible fixée, tandis que le recouvrement des ressources propres des collectivités progresse lentement. La chaîne comptable communale, a-t-elle ajouté, demeure incomplète.

Pour le directeur général de l’Agence nationale de financement des collectivités locales (ANAFIC), Sékou M’mawa Touré, l’atelier doit aller au-delà d’un simple bilan. Il s’agit d’identifier les pratiques qui ont donné des résultats, de comprendre les difficultés rencontrées et de formuler des recommandations utiles aux futurs programmes de développement local. Il a notamment appelé à examiner la qualité des investissements réalisés et les moyens de préserver les acquis.

Moussa Doumbouya, représentant de l’Agence française de développement (AFD), qui a financé le PANAFIC, a dressé un bilan « globalement » positif du programme, tout en reconnaissant les difficultés rencontrées pendant sa mise en œuvre. Il a mis en avant le renforcement des capacités de l’ANAFIC et des collectivités, ainsi que la création d’outils de planification, de gestion et de suivi des financements et des projets.

Djenabou Touré a notamment cité l’alimentation régulière des budgets du FNDL et du FODEL, l’extension de la comptabilité numérique, l’assermentation des receveurs communaux et la mise en place effective de la fonction publique locale. Elle a assuré que les recommandations issues de l’atelier seront portées auprès des instances concernées.