Transition guinéenne : “La CEDEAO n’a plus de marge de manœuvre pour agir”, estime Aliou Bah

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Capture d'écran plateau TV5monde

Lors de son assemblée générale ce samedi 21 décembre 2024, le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL) a évoqué les conclusions du 66e sommet des chefs d’Etat de la Cedeao où la situation de la Guinée n’a pas l’objet d’analyses approfondies.

Dans le communiqué final qui a sanctionné le sommet, la Cedeao s’est contentée d’exhorter les autorités de la transition guinéennes à poursuivre les actions en vue de la mise en œuvre de la feuille de route pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel, d’une manière inclusive et participative. L’organisation n’a tout simplement pas abordé son accord avec la junte militaire qui avait établi un chronogramme de 24 mois.

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“Je crois que la CEDEAO a été gentille de nous consacrer juste 10 lignes. Cela prouve que le sujet n’a pas été débattu en profondeur et qu’il n’a pas la résolution et d’ordre général elle n’est pas précise. C’est regrettable. J’aurais pensé que la CEDEAO, au lieu de parler de la feuille de route de façon ramassée, serait revenue sur l’accord dynamique qui a été signé entre les autorités de la transition et la CEDEAO. Elle aurait eu le courage de constater que cet accord dynamique n’a pas été respecté. Parce que dans cet accord, il était question pour la junte de rendre le pouvoir aux civils à l’occasion des élections qui allaient s’organiser dès le 31 décembre 2024”, a déclaré Aliou Bah.

La prorogation de la durée de la transition étant devenue inéluctable, le leader du MoDeL a estimé que “la CEDEAO n’a plus une marge de manœuvre réelle pour agir sur ses États membres. Il y a même certains États qui se sont retirés unilatéralement, car elle a créé sa propre crise en n’ayant pas pris sa responsabilité face au troisième mandat dans les différents pays”, a -t-il déploré.

Alphonse Iffono