Examens nationaux 2026 : « Nous sommes prêts à 100 % », assure le ministre Alpha Bacar Barry

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Alpha Bacar Barry, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation

À moins de 24 heures du lancement officiel des examens nationaux, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation ainsi que de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, était l’invité du journal télévisé de la télévision nationale ce dimanche 14 juin 2026. Face aux inquiétudes récurrentes liées à l’organisation des évaluations et à la lutte contre la fraude, le ministre s’est voulu rassurant : toutes les dispositions sont prises pour garantir des examens crédibles et transparents sur l’ensemble du territoire national.

Le centre de l’Archevêché de Conakry, véritable quartier général des préparatifs, a accueilli les équipes chargées de l’organisation des examens.
« La direction générale des examens y a installé ses quartiers généraux. La préparation des sujets par les inspecteurs disciplinaires s’y déroule, tout comme l’organisation logistique et l’élaboration des dernières consignes, notamment les mesures anti-fraude. Je peux vous dire aujourd’hui que nous sommes prêts à 100 %. »

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Cette année, plus de 569 000 candidats sont attendus aux différents examens nationaux, un défi organisationnel majeur pour un département chargé de conduire simultanément cinq évaluations.

Interrogé sur les dysfonctionnements régulièrement dénoncés lors des précédentes sessions, le ministre a insisté sur la détermination des autorités à préserver l’intégrité du système éducatif. « Nous ne devons pas organiser des examens de barrage destinés à exclure des élèves du système éducatif. En revanche, nous devons organiser des examens crédibles qui sécurisent le processus d’apprentissage et permettent une évaluation juste des apprenants. »

Il a également lancé un avertissement à ceux qui seraient tentés par la tricherie : « Nous exhortons ceux qui ont choisi la voie de la fraude et de la facilité à rester tranquilles. Toutes les dispositions logistiques et sécuritaires ont été prises conformément aux instructions du Président de la République et du Premier ministre. »

Les examens débuteront ce lundi 15 juin par les épreuves pratiques de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Ensuite se succéderont :
l’Examen d’entrée en 7e année (Certificat d’études élémentaires) ;
le Brevet d’études du premier cycle (BEPC) ;
le Baccalauréat unique.

Selon le ministre, le chef de l’État a également demandé une réduction des délais de correction afin de publier les résultats dans les meilleurs délais.

Parmi les principales innovations figure l’instauration d’une session de rattrapage pour certains candidats au baccalauréat. « Cette session ne concernera pas tous les candidats. Elle sera destinée à une partie d’entre eux, selon des critères qui sont en cours de finalisation. Nous travaillons activement à son organisation. »

Pour Alpha Bacar Barry, la crédibilité des examens constitue un levier essentiel de la vision de développement portée par le programme Simandou 2040.
« L’école doit garantir un accès à un emploi durable et productif, mais elle doit surtout former des citoyens compétents. Pour cela, il faut de la rigueur dans les apprentissages comme dans les évaluations. »

Le ministre a plaidé pour une diversification des parcours éducatifs, combinant enseignement général, formations alternatives et enseignement professionnel.
« Nous devons développer un système d’enseignement technique et de formation professionnelle capable de former les Guinéens de demain et de répondre aux besoins d’industrialisation et de développement agricole du pays. »

Le ministre s’est également réjoui de la place croissante des jeunes filles dans le système éducatif.

Pour les examens de l’enseignement technique, 17 474 filles sont inscrites sur environ 26 000 candidats.

Dans l’enseignement général, sur 569 423 candidats, 264 022 sont des filles.
« Ces statistiques montrent qu’il est possible de rajeunir et de féminiser notre main-d’œuvre. Notre responsabilité est désormais de maintenir ces filles à l’école, de les protéger et de les accompagner jusqu’à la fin de leur scolarité. »

Le ministre a appelé l’ensemble des acteurs du système éducatif à faire preuve de responsabilité. « Aux enseignants, je demande rigueur et sérieux dans la conduite des examens. Aux parents, j’exhorte à accompagner psychologiquement leurs enfants et à les encourager. »

Il a particulièrement insisté sur le rôle des familles dans la lutte contre la fraude.
« Un parent qui encourage son enfant à tricher construit le citoyen fraudeur de demain. Un échec ponctuel n’est pas une fatalité. L’apprentissage est un processus continu ; l’amélioration construit l’homme. La fraude, elle, représente la facilité. »