Épidémie d’Ebola en RDC : plus de 5 000 cas et 2 370 décès en trois mois

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Déclarée il y a trois mois en République démocratique du Congo (RDC), l’épidémie de maladie à virus Ebola continue de se propager. Depuis le début de l’épidémie, plus de 5 000 cas ont été confirmés et environ 2 370 décès ont été enregistrés.

Face à cette situation, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba, a présenté, ce mercredi 19 août 2026, les principales caractéristiques du virus à l’origine de cette épidémie. Selon lui, il s’agit d’une souche différente de celle du virus Ebola Zaïre.

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D’après le ministre, le virus Bundibugyo se caractérise notamment par une propagation plus rapide, malgré le renforcement du dispositif de riposte sanitaire. « Nous sommes partis de zéro laboratoire à plus ou moins 20 laboratoires en deux mois. Nous sommes partis de zéro lit à plus ou moins 1 600 lits », a-t-il expliqué.

Contrairement au virus Ebola Zaïre, le virus Bundibugyo provoquerait moins de manifestations hémorragiques. Les premiers symptômes sont souvent peu spécifiques, notamment des maux de tête, de la fièvre et des douleurs abdominales, avant l’apparition de diarrhées et de vomissements.

« Quasiment tous nos malades viennent parce qu’ils ont d’abord mal à la tête. Des maux de tête très importants. Ensuite, ils ont de la fièvre et des douleurs abdominales. Mais très peu d’hémorragies. On a moins de 10 % de personnes qui font des hémorragies », a précisé le ministre.

Cette présentation clinique, selon le Dr Samuel Roger Kamba, pourrait favoriser la transmission du virus au sein de la communauté. « Les malades ont le temps de rester dans la communauté et d’aller contaminer d’autres personnes. Ce qui fait que la contamination est plus importante », a-t-il expliqué.

Le ministre a toutefois souligné que, malgré sa propagation rapide, le virus Bundibugyo entraînerait moins de décès parmi les personnes infectées que le virus Ebola Zaïre.

L’épidémie touche actuellement 55 zones de santé. Le ministre précise toutefois que ce chiffre doit être mis en perspective avec le nombre total d’aires de santé concernées. « En termes d’aires de santé, je vous rappelle qu’une aire de santé, c’est plus ou moins 10 000 personnes. En termes d’aires de santé, on est à 8 % d’aires de santé touchées », a-t-il indiqué.

L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, avec entre 85 et 90 % des cas recensés. Le Nord-Kivu arrive en deuxième position. Des cas ont également été confirmés dans les provinces de la Tshopo, du Haut-Uélé et du Bas-Uélé.