Une plantation d’anacardiers d’environ 12 000 mètres carrés a été entièrement détruite par un incendie dans la soirée du 14 janvier 2026, à Senguelen, district relevant de la sous-préfecture de Maferinyah, dans la préfecture de Forécariah. Le domaine appartenait à un jeune planteur, Fodé Youssouf Youla.
Joint après le sinistre, le propriétaire explique avoir été alerté alors qu’il se trouvait loin du site. « Je ne peux pas vous dire exactement l’heure, mais c’était depuis le 14 de ce mois, vers la soirée, un monsieur m’a appelé pour me dire que ma plantation a pris feu », témoigne-t-il.
Prévenus en urgence, des proches se rendent sur place avant lui. « Mon oncle a pris sa moto et il est parti avant moi. Quand il est arrivé, il a constaté que la plantation a pris feu et qu’il n’y avait plus aucun pied d’anacardier sur le terrain », raconte Fodé Youssouf Youla.
Arrivé le même jour, il mesure l’ampleur des dégâts. « J’ai vu que le feu avait ravagé toute ma plantation, du début à la fin. Il n’a rien épargné », déplore-t-il, précisant que des parcelles appartenant à des membres de sa famille ont également été touchées.
À ce stade, l’origine de l’incendie demeure inconnue. « On n’a appréhendé personne et on n’a même pas constaté que c’est telle ou telle personne qui a mis le feu », affirme le jeune planteur. Des soupçons sont toutefois évoqués sans preuve formelle. « Généralement, dans ce genre de pratiques, on accuse souvent les éleveurs ou les fumeurs », indique-t-il.
Les pertes économiques sont jugées considérables, bien que difficiles à évaluer précisément. « Je me rappelle avoir acheté plus de huit sacs de semences de 50 kilos. On les avait tous vidés dans la plantation », explique-t-il, en ajoutant les coûts liés au défrichage, à la main-d’œuvre et au transport.
Aucune plainte n’a été déposée auprès des forces de sécurité après le sinistre. « Je me suis juste expliqué à mon chef secteur. Lui-même était plus triste que nous et ne savait pas quoi faire », confie-t-il.
Au-delà des pertes matérielles, le choc est aussi moral. « J’ai perdu le courage, sérieusement », reconnaît Fodé Youssouf Youla, qui dit ne plus disposer des moyens financiers nécessaires pour relancer son activité. Il lance ainsi un appel à la solidarité. « J’appelle toutes les grandes personnes, les personnes de bonne volonté à m’accompagner. Je suis dans un état déplorable », plaide-t-il, sollicitant l’appui des autorités, des ONG et de toute personne disposée à l’aider à reconstruire sa plantation.

