Affaire Madifing Diané : l’instruction se poursuit, le procès renvoyé au 1er juillet

5 min de lecture

Le procès pour abus de confiance opposant l’ancien ministre de la Sécurité, Madifing Diané, à Djiba Diané s’est poursuivi ce mercredi 17 juin 2026 devant le Tribunal de première instance de Dixinn. Lors de la précédente audience, la partie civile avait versé au dossier plusieurs documents rédigés en langue néerlandaise. Le tribunal avait alors ordonné leur traduction en français avant la reprise de l’instruction.

À l’ouverture des débats, le président du tribunal, Mamady Sangaré, a demandé à Madifing Diané s’il souhaitait compléter ses précédentes déclarations. L’ancien ministre a indiqué n’avoir rien à ajouter.
Affaire Madifing Diané : le procès renvoyé au 1er juillet pour la suite des débats « Je ne peux pas dire plus que ce que j’ai déjà dit. Je fais confiance à la justice », a-t-il déclaré.

- SMS NEWS -
SMS ALERTE - Mini Landing Page

📱 SMS ALERTE

L'actualité en direct sur votre mobile

🎉

3 JOURS GRATUITS

🎁

Profitez de nos actualités sans engagement

COMMENCER MON ESSAI GRATUIT
Actus Express
📱
Par SMS
🌐
Sans Internet

Le tribunal a ensuite poursuivi l’examen du dossier, notamment de pièces relatives à des transferts financiers ayant servi à l’achat de véhicules et à leur acheminement vers la Guinée. Le ministère public s’est également intéressé aux fonctions occupées par les différentes parties au moment des faits. Madifing Diané a expliqué que sa fille, Kanis Komara Diané, est fondatrice et PDG de l’entreprise concernée, précisant que c’est dans ce cadre qu’elle avait recruté Djiba Diané. « C’est en raison de la présence prolongée de ma fille à l’étranger que tout s’est reposé sur une personne qu’elle considérait comme digne de confiance », a-t-il affirmé.

Le procureur a par ailleurs interrogé Djiba Diané sur ses relations avec un certain Mohamed Soumaoro. À cette occasion, il a donné lecture d’un document présenté comme un témoignage de ce dernier en faveur de Kanis Diané. Djiba Diané a contesté la valeur de ce témoignage, affirmant que son auteur l’aurait signé sous la contrainte. Il s’est toutefois dit favorable à la comparution de Mohamed Soumaoro devant le tribunal.

La défense de Djiba Diané, assurée par Me Fodé Oularé, a ensuite relevé plusieurs contradictions entre les déclarations de Madifing Diané et celles de sa fille, notamment sur les circonstances de la rencontre entre cette dernière et son client. L’avocat a également mis en avant le profil professionnel de son client. « Comment un chef d’entreprise en activité et générant des revenus peut-il aller chercher un emploi dans une autre société ? », a-t-il interrogé.

Une question à laquelle Madifing Diané a réagi en ces termes : « Cela ne m’intéresse pas. Je sais seulement que ma fille a reçu un demandeur d’emploi devant les locaux de son entreprise. » Poursuivant son contre-interrogatoire, la défense a cherché à établir la date à laquelle Djiba Diané aurait cessé toute collaboration avec l’entreprise de la fille de l’ancien ministre. Madifing Diané a indiqué ne plus s’en souvenir.

L’avocat a également soulevé des interrogations sur l’usage des véhicules au cœur du litige, s’interrogeant sur leur utilisation alors même que leur statut judiciaire est contesté. Il a en outre relevé plusieurs incohérences dans les montants figurant sur certaines pièces du dossier.

De son côté, l’avocat de la partie civile a estimé que le caractère litigieux des véhicules ne faisait aucun doute. Il a regretté qu’ils ne soient pas encore placés sous contrôle effectif de la justice et a demandé leur mise sous saisie conservatoire jusqu’à l’issue de la procédure. « Il serait souhaitable que ces véhicules soient placés sous saisie afin d’éviter toute difficulté de restitution à la fin du procès », a-t-il plaidé.

En réponse, le président du tribunal a rappelé qu’une décision judiciaire avait déjà ordonné l’immobilisation des véhicules concernés. Au terme des débats, le tribunal a renvoyé l’affaire au 1er juillet 2026 pour la poursuite de l’instruction, avec la continuation des questions de la partie civile.