De retour de son congé annuel en Grèce le 13 août 2026, le président Mamadi Doumbouya a rapidement renoué avec ses activités à la tête de l’État, en présidant le même jour un conseil extraordinaire des ministres.
Dès le lendemain, le 14 aout, il a convoqué une réunion exceptionnelle du Conseil supérieur de la défense et de la sécurité nationale, consacrée aux principaux défis sécuritaires du moment.
À l’issue de cette rencontre, le chef de l’État a adressé un message aux forces de défense et de sécurité. Il les a exhortées à “accroître leur vigilance, à intensifier les patrouilles le long des frontières et à renforcer davantage la confraternité d’armes entre les différentes composantes des forces de défense et de sécurité”, selon des informations rapportées par la RTG.
Cette déclaration intervient dans un contexte régional marqué par une dégradation persistante de la situation sécuritaire, notamment en raison des activités des groupes terroristes dans plusieurs pays du Sahel.
Les préoccupations du président sur les questions de sécurité ne sont pas nouvelles. Lors du Conseil des ministres du 7 mai 2026, Mamadi Doumbouya avait déjà « exprimé ses préoccupations face à la prolifération de personnes en situation de vulnérabilité, notamment des individus souffrant de troubles mentaux, des jeunes sans-abri ainsi que des vendeurs ambulants étrangers, particulièrement dans le périmètre de Kaloum et ses environs», d’après le compte rendu officiel.
Le chef de l’État avait alors estimé qu’“une telle présence pourrait constituer un facteur de vulnérabilité pour la sécurité nationale”. Il avait également demandé au Conseil supérieur de la défense de se saisir de cette question « sans délai » afin de proposer des mesures adaptées.

