À l’occasion de la cérémonie solennelle de prestation de serment du président élu, Mamadi Doumbouya, tenue ce vendredi 17 janvier 2026 au stade général Lansana Conté de Nongo, le procureur général près la Cour suprême, Sidy Souleymane Ndiaye, a rappelé le fondement constitutionnel de l’acte, tout en insistant sur les engagements juridiques et moraux qui découlent du serment présidentiel.
Ce 17 janvier 2026 constitue, selon Sidy Souleymane Ndiaye, « un de ces grands moments » pour le peuple de Guinée, réuni au stade général Lansana Conté de Nongo dans le cadre de la cérémonie d’investiture du président de la République.
Dans son intervention, le procureur général près la Cour suprême a rappelé que la Constitution prévoit que le président de la République est installé dans ses fonctions après avoir prêté serment devant la Cour constitutionnelle, conformément aux articles 5 à 9. Il a précisé qu’en vertu de l’article 196 de la Constitution, la Cour suprême est habilitée à recevoir ce serment, en attendant l’installation effective des institutions prévues par la Loi fondamentale. Dans cet intervalle, a-t-il souligné, les organes de la transition demeurent compétents pour exercer les missions qui leur sont dévolues.
Faisant allusion au parcours du chef de l’État, Sidy Souleymane Ndiaye a déclaré : « À la tête de l’État guinéen depuis quatre ans, Monsieur Mamadi Doumbouya a relevé le défi historique du retour du pays à l’ordre constitutionnel ».
Le magistrat est ensuite revenu sur la portée du serment présidentiel, qu’il a qualifié d’engagement fondamental. « Le serment est une promesse solennelle faite devant une autorité par laquelle une personne s’engage à dire la vérité, à remplir une fonction fidèlement ou à respecter une loi ou un devoir. Le serment donne à la parole une valeur morale, religieuse ou juridique. C’est pourquoi le serment est sanctionné par une décision de justice. Monsieur le Président de la République élu, en prêtant serment, vous vous engagez pleinement à ce que l’exercice des pouvoirs du Président de la République soit constamment encadré par le droit. Ainsi, en donnant votre parole solennelle de respecter la Constitution, vous vous engagez à promouvoir et à protéger les libertés publiques et les droits fondamentaux. Ce passage est très important, Monsieur le Président de la République élu. La justice sait compter sur vous pour que vous respectiez ces dispositions de la Constitution. »
Sidy Souleymane Ndiaye a rappelé que cet engagement solennel implique des obligations précises pour le chef de l’État. « Par ce serment, vous faites obligation de garantir notamment l’indépendance nationale, la continuité de l’État, la stabilité des institutions et la sécurité des personnes et des biens ».


